10 milliards d'euros pour moderniser les transports selon Valérie Pécresse

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Écrit par Marc Taubert avec AFP

La présidente de la région Ile-de-France a réclamé 4 milliards d'euros à l'État pour moderniser les infrastructures des transports publics de la région et achever les projets en cours.

"Il n'est question ici que de la modernisation de l'existant, de prolongements et de la réalisation de projets qui sont dans les cartons depuis dix ans et que tout le monde attend", a précisé l'élue (LR) dans une interview au Parisien ce vendredi.

Mme Pécresse, qui préside aussi l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités, évalue à 10 milliards d'euros les besoins financiers ces cinq prochaines années, en plus du chantier du métro du Grand Paris.

"Ils sont colossalement importants et pourront résoudre les problèmes des RER A, B, D, E, mais aussi de l'ensemble du réseau, etc.", a-t-elle ajouté, citant le prolongement du RER E (Eole) à l'est, une nouvelle signalisation pour les RER B et D, des prolongements de lignes de métro, des tramways ou des aménagements de gares.

"Je suis prête à mettre un euro quand l'État en mettra un", soit "4 milliards" pour l'État, autant pour la région et le reste pour les départements franciliens et la ville de Paris, a-t-elle relevé.

Projets en danger

L'État n'a pour l'instant promis que 200 millions d'euros. "Clairement, le compte n'y est pas", a regretté Valérie Pécresse, qui devait rencontrer vendredi matin le nouveau ministre délégué aux Transports, Clément Beaune.

La Première ministre "Elisabeth Borne, quand elle était au ministère des Transports, a eu le courage de dire que la priorité devait être donnée aux transports du quotidien", a-t-elle rappelé, notant que 70% des usagers des transports en commun en France sont en Ile-de-France.

"Nous sommes au milieu du gué" dans l'effort de modernisation des voies ferrées de la région, a-t-elle notamment estimé, taclant au passage la mauvaise gestion des chantiers, selon elle, de SNCF Réseau qui "fait du chantage permanent à l'arrêt des chantiers en réclamant davantage d'argent pour compenser les surcoûts".

S'il n'y a pas de contrat avec l'État, "nous ne pourrons pas poursuivre les projets en cours à la fin de l'année 2022", a prévenu Mme Pécresse.