Covid-19 : réunions ce lundi en vue de mesures plus restrictives à Paris et en Île-de-France

La maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente de la Région Valérie Pécresse rencontrent les autorités préfectorales et sanitaires.

La maire de Paris Anne Hidalgo (à gauche) et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (à droite). AFP - E. TSCHAEN/RÉA
La maire de Paris Anne Hidalgo (à gauche) et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (à droite). AFP - E. TSCHAEN/RÉA

La Covid-19 gagne (encore) du terrain. L’Île-de-France est dans le rouge. Tous les départements franciliens sont placés sous "surveillance renforcée". C’est-à-dire qu’ils sont susceptibles de faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars comme autour de Dunkerque et de Nice ce week-end "si la situation continuait à se dégrader", a prévenu jeudi le Premier ministre Jean Castex lors d’un point presse.

Ce dernier a demandé samedi le renforcement des contrôles alors qu'une météo clémente a fait sortir les Français qui le peuvent, dont de nombreux Parisiens dans les parcs et sur les quais de Seine. 

Dans ce contexte, deux réunions présidées respectivement par la maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse ont lieu ce lundi afin de décider d’éventuelles nouvelles mesures restrictives.

 

Pas de confinement le week-end

La cheffe (PS) de l’Hôtel de Ville réunit ce lundi matin à 11h les maires des vingt arrondissements de la capitale afin d’"échanger sur des propositions de mesures qui seront soumises au préfet de police et à l’Agence régionale de santé (ARS)" lors d’une seconde réunion dans l’après-midi, a confirmé son entourage dimanche à l’AFP. La maire devrait ensuite prendre la parole, selon cette source. 

Pas question toutefois d’un confinement uniquement le week-end, similaire à celui mis en œuvre par le gouvernement à Nice et Dunkerque. "La maire dira son avis négatif" sur cette question a confirmé vendredi le premier adjoint de la cheffe de l'Hôtel de Ville Emmanuel Grégoire, en invoquant "la question de l’acceptabilité" et le rejet du seul "prisme un peu utilitariste de l’activité économique".

En cas de confinement, "nous sommes favorables au maintien de l’ouverture des écoles, c’est très important pour les enfants", a aussi précisé le premier adjoint, qui avait affirmé jeudi soir sur France Info qu’il préférait "un confinement tout court" à Paris de façon à "vraiment redonner de l’oxygène et avoir la perspective dans trois semaines de tout rouvrir". Une proposition soulevant de nombreuses critiques de l’opposition et du Premier ministre Jean Castex, évoquant des "fadaises".

 

Mairie et Région

Dans l’après-midi la présidente de la région (Libres!) d’Île-de-France Valérie Pécresse – pour qui "il va falloir prendre des mesures de restriction supplémentaires" – doit s'entretenir avec le directeur de l'ARS francilienne Aurélien Rousseau, le préfet de Paris et d’Île-de-France Marc Guillaume et le préfet de police Didier Lallement, comme elle l’avait précisé dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Ils me proposeront des mesures de restriction qui leur paraissent les plus adaptées au vu de la situation épidémiologique de la région, et là encore si elles sont justifiées, je ne m'y opposerai pas", a déclaré Mme Pécresse selon laquelle "il faut tout faire pour éviter un nouveau reconfinement".

Lire aussi : Valérie Pécresse : "Tout faire pour éviter le reconfinement de l'Île-de-France"

"J'ai toujours défendu une vision régionale pour être efficace", a affirmé Mme Pécresse sur Twitter vendredi, martelant qu’ "un confinement au niveau départemental est illusoire, car des millions de Franciliens se déplacent chaque jour entre les départements".

Parmi les mesures proposées, Mairie comme Région réclament toutes deux un recours renforcé au télétravail. Interrogée sur la fermeture de lieux extérieurs à forte fréquentation, comme à Toulouse où la préfecture a interdit l'accès aux berges de Garonne, Mme Pécresse a indiqué que "c'est une réflexion qui est en cours aujourd'hui. Avec tous les préfets de département, on essaye d'identifier les lieux qui sont des lieux à risques".

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