Pollution : le dioxyde d'azote et les particules fines encore présentes dans l'air

Malgré une circulation quasiment à l'arrêt, la pollution n'est toujours pas à zéro. / © AFP / MARTIN BUREAU
Malgré une circulation quasiment à l'arrêt, la pollution n'est toujours pas à zéro. / © AFP / MARTIN BUREAU

Alors que le confinement a mis presque totalement la circulation automobile à l'arrêt dans la capitale, la qualité de l’air s’améliore doucement. En revanche, le niveau de la pollution de l'air par le dioxyde d'azote et les particules fines tardent à baisser.

Par France 3 IDF /EB

Airparif qui surveille la qualité de l'air à Paris et en Ile-de-France continue de mesurer les taux de pollution dans notre région, et en dépit du confinement de la population et du très faible trafic routier, on peut constater que si le niveau de pollution est particulièrement bas dans notre région, il n'est pas à zéro.

Les données fournies par l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air note une baisse significative des niveaux de pollution en général, en revanche c'est moins le cas pour le NO2, le dioxyde d'azote.

Dioxyde d'azote : le chiffre communiqué par Airparif pour ce mardi est 16, lundi il était plus faible (11), la prévision pour demain, mercredi est 29.

Les particules fines (les PM10) font également de la résistance : hier, 20. Aujourd'hui, 21 et demain 25.
 
© Capture d'écran / Airparif
© Capture d'écran / Airparif

 Pourquoi les polluants ne se dispersent pas ?

Interrogée par Francebleu, la directrice générale d'Airparif Karine Léger explique "On l'oublie parfois mais la météo est un facteur important pour la pollution". L'anticyclone qui amène le beau temps et températures fraiches, ne permet pas de diluer les polluants dans l'atmosphère et les hautes pressions les plaquent au sol.

Et les particules fines ?

« Il y a près de 12 millions de Franciliens qui se chauffent actuellement, plus les activités agricoles qui se poursuivent. Cela favorise la formation de particules à partir de gaz », précise encore Karine Léger.

Ces particules fines émises par les moteurs diesels, le chauffage au bois des particuliers, le brulage des déchets verts, l'agriculture continuent de stationner, comme pour le dioxyde d'azote, du fait du phénomène anticyclonique.

De nouvelles données seront accessibles cette semaine annonce Airparif qui prépare un bilan de la qualité de l'air depuis le début du confinement.
 

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