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Sous pression, Smovengo lance son plan d’urgence pour Vélib’

Le consortium Smovengo a présenté cet après-midi son plan pour sortir le Vélib' de la crise. / © Bertrand Lambert.
Le consortium Smovengo a présenté cet après-midi son plan pour sortir le Vélib' de la crise. / © Bertrand Lambert.

Au pied du mur, l’opérateur Smovengo chargé de déployer le Vélib’ vient de dévoiler son plan d’urgence. Il s’agit de sortir de la crise dans lequel le consortium est embourbé depuis quatre mois.

Par A.B

3000 vélos, actuellement bloqués en station, doivent être remplacés d’ici le 8 mai. Les 400 stations sous batteries vont également être changées. Toutes celles prochainement mises en service vont être électrifiées. Quant aux vélos à assistance électrique (VAE), ils doivent être temporairement retirés car ceux-ci "ne peuvent être rechargés efficacement tant qu'il y aura des stations sur batterie".Voici quelques-unes des promesses faites par Smovengo pour assurer le bon fonctionnement de ses vélos en libre-service. 

Objectif : faire fonctionner les stations déjà existantes


Lors d’une conférence de presse tenue cet après-midi, au lendemain de l’ultimatum lancé par Anne Hidalgo et la métropole du Grand Paris, le directeur général de l’opérateur, Jorge Azevedo, a reconnu des dysfonctionnements. Pour lui, plus question aujourd'hui d'accélérer le déploiement des stations mais bien de rendre fonctionnelles celles qui existent déjà.
" Nous sommes totalement déterminés à réussir l'installation de Vélib' Métropole : des moyens considérables sont engagés et nos équipes, comme tous les acteurs de ce projet, sont toutes extrêmement mobilisées. En dépit du démarrage difficile, nous restons certains que nos solutions matérielles, techniques et informatiques, ainsi que notre organisation humaine sont robustes et à-même de relever ce défi. Le SAVM et les services de la Ville de Paris jouent un rôle très significatif pour trouver des solutions, et nous les en remercions ", a-t-il précisé.


Des ratés et des retards


Depuis son déploiement en janvier, Smovengo accumule en effet les ratés et les retards dans les travaux de réhabilitation des anciennes stations jadis exploitées par JCDecaux et dans la livraison des nouvelles infrastructures. Des couacs auxquels s’ajoute une grève de ses salariés depuis trois semaines. Résultat, seules 805 stations sont installées alors que 1400 d’entre elles auraient déjà dû être livrées. Un tiers des 300.000 abonnés se sont déjà désinscrits. Des usagers que Smovengo cherche à reconquérir.
Pour mieux les informer, l’opérateur a prévu de doubler ses effectifs au centre d’appel pour atteindre 160 personnes. Les comptes des abonnés qui avaient été fermés à cause d’un vélo considéré comme non restitué devraient être débloqués.
Enfin, Smovengo va également multiplier les mails à ses usagers pour les tenir au courant de chaque avancée, du déploiement, "avec des informations fiables". Autant de mesures mises en place immédiatement et d’ici à fin juin au plus tard selon le consortium.

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