Une association porte plainte contre les promoteurs d'une campagne pro-alcool dans le métro

Plus jamais d’alcool sur le chemin des écoliers : c’est le message que veut faire passer France Assos Santé. L'organisation vient de porter plainte contre les promoteurs de publicité pour l'alcool dans le métro. Et en appelle à la responsabilité du président de la RATP, Jean Castex.

France Assos Santé dénonce une campagne "agressive" dans le métro avec des panneaux publicitaires de 4 mètres par 4 faisant la promotion d’alcools forts et de vin à table. Une campagne "aux messages dangereux" comme "le bonheur passe par l’alcool", "l’alcool c’est la fête", "le petit ballon, c’est un cadeau de Noël" et à laquelle ont été soumis entre décembre et janvier les écoliers, collégiens, lycéens et étudiants parisiens dans les couloirs du réseau de transport en commun, à proximité d'établissements scolaires.

"Une campagne d’affichage pro-alcool que de jeunes Parisiens et Franciliens ont subie au moment des fêtes de fin d’année et qui s’est poursuivie en plein dry january, véritable mépris envers ceux qui œuvrent pour réduire les dommages dus à l’alcool", selon France Assos Santé.

Dans une lettre ouverte, plusieurs associations demandent au PDG de la RATP et ancien Premier ministre, Jean Castex, de ne "plus jamais voir la promotion de l’alcool sur le chemin des écoliers et des plus jeunes, dans les couloirs de métro et sur les bus de la RATP". Elles ont également décidé de porter plainte contre les promoteurs de cette campagne d'affichage "pro-alcool".

Dans leur lettre, les associations demandent notamment au président de la RATP d'encourager la normalisation de la consommation d'alcool, "responsable de 41 000 décès par an" (30 000 décès chez les hommes et 11 000 chez les femmes).

À noter que faire la promotion de l'alcool n'est pas interdit, en revanche, le faire à proximité d’une école, d’un collège ou d’un lycée, n'est pas autorisé. Dans un plan national de lutte contre les addictions 2018/2022, il est prévu d’instaurer des zones physiques (abords des établissements scolaires) et en ligne (sites ou réseaux fréquentés par une proportion significative de mineurs) sans publicité pour protéger les plus jeunes.