Vague de froid en Ile-de-France : l'Etat ouvre des places supplémentaires pour les sans-abris

Petit matin glacial en Ile-de-France, -4 degrés au réveil dans le Val-d’Oise et -2 dans la capitale. Face à ces températures très basses, les pouvoirs publics annoncent l’ouverture de 422 places d’hébergement d’urgence.

Pour permettre aux personnes sans-abris de se mettre à l'abri du froid, l'Etat ouvre des places d'hébergement supplémentaires (image d'illustration)
Pour permettre aux personnes sans-abris de se mettre à l'abri du froid, l'Etat ouvre des places d'hébergement supplémentaires (image d'illustration) © MaxPPP

La préfecture d’Ile-de-France a annoncé que 422 places d'hébergement d'urgence supplémentaires seront ouvertes. Dans son communiqué la préfecture détaille ce chiffre. Lundi soir, 287 sont disponibles pour les sans-abris dans la région dont 169 à Paris, auxquelles viendront s’ajouter mardi soir 135 places. Ce sont 136 000 personnes qui sont hébergées tous les soirs en Île-de-France, presque 25 000 uniquement à Paris, rappelle la préfecture.

Le plan "Grand Froid" activé 

Ce lundi la préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé l'activation du plan Grand Froid à compter de demain, afin de multiplier les places d'hébergement d'urgence pour les sans-abris. 

"L’activation du plan se traduit par l’ouverture de 3 sites supplémentaires sur le département pour une mise à l’abri d’urgence des personnes à la rue. De nouveaux sites pourront être ouverts en fonction de l’évolution de la situation", fait savoir la préfecture dans un communiqué. Le département compte actuellement 1270 places à destination des personnes sans domicile fixe. 

Durant tout l'hiver, les accueils de jour étendent leurs horaires et, pour certains, ouvrent le week-end. Un accueil de jour supplémentaire a également été mis en place pour la période hivernale, ainsi que deux équipes de maraudes professionnelles supplémentaires.

Le préfet du Val-de-Marne a également décidé d'activer le plan "Grand Froid". Environ 120 places supplémentaires ont été mobilisées depuis ce lundi dans le cadre du dispositif.

Lundi soir, Léa Filoche l'adjointe à la maire de Paris en charge des solidarités et contre l'exclusion, a demandé comme cela a été décidé dans le Nord et le Pas-de-Calais à ce que l'Etat déclenche le Plan Grand Froid dans la capitale. L'objectif est de permettre ainsi d'ouvrir de nouveaux lieux d'accueil, de jour comme de nuit quitte à réquisitionner des hôtels : "Je pense que l'Etat doit les utiliser en urgence pour mettre à l'abri les personnes qui, aujourd'hui, en plus de subir les effets de la crise sanitaire, vivent dans le froid", explique l'adjointe à la maire de Paris. 

Des hôtels, des bureaux vides pour héberger les  personnes qui dorment dans la rue

En raison de la crise sanitaire des mètres carrés sont disponible. Par exemple, la moitié des hôtels à Paris n'ont pas rouvert rappelle l'élue parisienne. Pour protéger les personnes sans abri. "Des hôtels, des bureaux vides, des salles d'exposition" [doivent ouvrir, ndlr] (...) l'Etat doit [les]utiliser en urgence", détaille l'adjointe.

En raison du froid et des distances imposées par la crise sanitaire, les dispositifs associatifs comme municipaux, sont pleins : "On nous a obligés à limiter les personnes accueillies à la fois dans les accueils de jour et de nuit, souligne Léa Filoche. Aujourd'hui, si on veut mettre une nouvelle personne à l'abri, il faut faire sortir quelqu'un d'un dispositif : ce n'est pas possible""Il faut aussi des accueils de jour parce qu'il ne fait pas froid que la nuit. Il fait froid aussi en journée, des lieux de repos, pour pouvoir manger et avoir un temps d'échanges précieux", poursuit Léa Filoche.

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