Volontaires pour Paris-2024 : "On a envie de refléter toute la diversité des gens qui vont s'associer à l'événement"

Le recrutement de volontaires bénévoles pour les JO de Paris-2024 débutera dès 2023. Pour candidater, il faut avoir 18 ans au 1er janvier 2024, parler français ou anglais, et surtout, aimer le sport.

Les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo sont terminés depuis un peu plus de deux semaines. Au tour de Paris de prendre le relais. La capitale française accueillera les prochains JO à l'été 2024. Le chronométreur officiel du site internet Paris 2024 laisse défiler le temps avant que ne débute l’un des plus grands événements sportifs. À l’heure de publication : il reste 1037 jours et quelques heures. Paris attend ce jour depuis les derniers Jeux qu’elle a organisé…c’était il y a presque un siècle, en 1924. Dans cette perspective, le Comité d’organisation des Jeux (COJO) a adopté mardi 21 septembre, en conseil d'administration, son plan de recrutement de volontaires, pour accueillir public, les athlètes, ou gérer la logistique dans les stades. 45 000 sont nécessaires.  

Ces volontaires, tous bénévoles, feront partie des "visages" des Jeux. Ils y assisteront de l'intérieur. De très nombreuses missions leur seront confiées. Elles sont "regroupées en six catégories : l’accueil, l’orientation et l’assistance, le support aux opérations sportives, le soutien opérationnel à l’organisation, les transports, le soutien aux services médicaux et le support aux cérémonies", explique le COJO dans un communiqué.

Recrutement effectif dès 2023

Pour candidater, pas besoin d’être diplômé d’une grande école ou d’avoir une expérience professionnelle dans un domaine particulier. Il faut avoir 18 ans au 1er janvier 2024, parler français ou anglais, et surtout, aimer le sport. En revanche, pas de limite d'âge inverse. A Tokyo, cet été, on comptait trois nonagénaires parmi les volontaires. "Il n'y a pas de profil type. C'est ce qui fait sa force. Les volontaires vont être très différents. On a envie de refléter toute la diversité des gens qui vont s'associer à l'événement", explique Michaël Aloisio, porte-parole du comité d'organisation olympique, contacté par France 3 Paris Île-de-France. "On aura des étudiants, des retraités — pour créer un lien intergénérationnel — et des salariés qui nous sollicitent et qui ont déjà posé des vacances pour participer à l'événement (...) On sent un engouement de participer vivre les jeux de l'intérieur", ajoute-t-il.

On estime un nombre de 31 500 volontaires olympiques et 13 000 volontaires paralympiques.

Michaël Aloisio

La campagne de communication commencera dès 2022 pour trouver des candidats — notamment auprès des fédérations sportives —, mais le recrutement en lui-même ne sera effectif qu’à partir de 2023 via une plateforme en ligne prévue à cet effet et qui verra bientôt le jour. L’étude de ces candidatures se déroulera durant la période du printemps-été 2023, les réponses aux candidats et les débuts des formations ne commenceront, elles, qu’à l’automne de la même année. Une fois engagés, les volontaires devraient, dans leur majorité, rester en Île-de-France. C'est là que se concentrera l'essentiel des Jeux, même si de nombreuses épreuves se tiendront à Marseille, Lille, ou même à Tahiti pour les épreuves de surf. Ces volontaires seront par ailleurs répartis entre les éditions olympiques et paralympiques. "On estime un nombre de 31 500 volontaires olympiques et 13 000 volontaires paralympiques. Cela vient du fait qu'il y a moins de sports pratiqués lors des Jeux paralympiques et que le dimensionnement de volontaires est adapté en conséquence", détaille Michaël Aloisio, précisant toutefois que "ces chiffres seront réajustés dans les trois ans qui viennent".

Les volontaires « décathloniens »

Ces 45 000 volontaires seront par ailleurs équipés et habillés par l’entreprise sportive Décathlon, partenaire officiel des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

A noter également que les bénévoles seront en partie pris en charge par le comité d'organisation. "On prend en charge les frais liés à leur mission. Les jours d'intervention, ce jour-là, nous prenons en charge le repas et le transport", conclut Michaël Aloisio.

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