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Incendie à Notre-Dame-de-Paris : quelles sont les oeuvres d'art mises à l'abri des flammes ?

Des centaines d'oeuvres d'art exposées en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris ont pu être mises à l'abri des flammes ? / © compte Twitter Anne Hidalgo
Des centaines d'oeuvres d'art exposées en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris ont pu être mises à l'abri des flammes ? / © compte Twitter Anne Hidalgo

L'incendie qui a en partie détruit Notre-Dame-de-Paris lundi 15 avril n'a pas endommagé les nombreuses oeuvres d'art qui se trouvaient à l'intérieur de l'édifice. Elles ont été mises rapidement à l'abri. Quelles sont ces oeuvres qu'abritait la cathédrale la plus visitée du monde ?
 

Par Jennifer Alberts


Tandis que l'incendie embrase la charpente et la flèche de Notre-Dame-de-Paris, plusieurs mètres plus bas, des agents du Ministère de la culture entament un déménagement d'urgence : toutes les oeuvres d'art présentes dans ce haut lieu du catholicisme doivent être sauvées.
 

Et pour cela, il faut les faire sortir, une par une, de la cathédrale.

Une chaîne humaine

Pendant plusieurs heures, aidés par des employés de l'archevêché de Paris, des pompiers et de policiers, les agents de la Culture vont mettre à l'abri ce qui peut l'être : 
 Les oeuvres d'art de Notre-Dame ont été mises en sécurité dans différents lieux de la capitale. Des agents de la ville de Paris ont participé à cet impressionnant sauvetage, comme l'a relayé Anne Hidalgo, la maire, sur son compte Twitter : 

Ce n'est qu'une fois la nuit tombée que tout ce patrimoine inestimable était mis à l'abri. Mais quelles sont les oeuvres d'art qui étaient exposées en la cathédrale Notre-Dame ?

La couronne d'épines et la tunique de Saint-Louis

Selon Monseigneur Chauvet, le recteur-archiprêtre de la cathédrale de Paris, la Sainte couronne a pu être sauvée. Il s'agit de la couronne d'épines dont les Romains auraient ceint la tête du Christ portant sa croix. Depuis 1896, elle est conservée dans un tube de cristal et d’or. C'est l'une des deux reliques qu'abritait Notre-Dame-de-Paris et assurément la plus précieuse et la plus vénérée par les catholiques. 
 

La seconde relique, la tunique de Saint Louis, a également pu être mise en sécurité. 

Incertitude sur les grands mays

La cathédrale renferme de très nombreuses peintures, notamment les "grands mays". Il s'agit de toiles monumentales offertes chaque 1er mai par la corporation des orfèvres parisiens de 1630 à 1707 en hommage à la Vierge Marie. Toutes ont été peintes par les plus célèbres artistes de l'époque comme Laurent Le Hyre ou Charles Lebrun. Au nombre de 76, bon nombre ont été déménagées, au Louvre ou dans d'autres églises et musées de France, il y a plusieurs années. Mais treize étaient encore exposées au public dans les chapelles de la nef de Notre-Dame. Selon Mgr Chauvet, ces immenses tableaux, du fait de leur taille, n'ont pas pu être décrochés. 

La fumée et l'eau utilisée par les pompiers pour éteindre l'incendie ont probablement endommagé ces peintures. Reste à savoir dans quelles proportions. 

Le miracle des statues de cuivre

La cathédrale Notre-Dame de Paris renferme également de nombreuses sculptures en pierre, granit ou bois. L'une des plus anciennes, la clôture du choeur, est en bois et date du 14ème siècle. Trois artistes se sont succédés pendant 50 ans pour réaliser cette oeuvre. 

Enfin, autre bonne nouvelle : les seize statues de cuivre représentant les apôtres et les évangélistes qui ornaient la flèche de Notre-Dame de Paris ont échappé à l'incendie. Il y a quelques jours, elles ont été retirées de leur emplacement pour être restaurées. 

La structure sauvée, mais fragilisée

Après plusieurs heures à batailler contre les flammes, les pompiers ont pu sauver la structure même de Notre-Dame de Paris, ce qui avait été une incertitude pendant un long moment. Les premières photos circulant sur les réseaux sociaux montrent, certes l'ampleur des dégâts, mais aussi ce qui n'a pas été touché par l'incendie comme l'autel,  la croix ou les croisées d'ogive : 
 


L'ampleur des dégâts encore inconnue

Restent les oeuvres d'art qui n'ont pas pu être évacuées, faute de pouvoir être transportées. Si la disparition des rosaces nord, ouest et sud de la cathédrale a été largement relayée sur les réseaux sociaux, aucune source officielle n'a pour l'heure confirmé la destruction des précieux vitraux. Vers 22h40, Monseigneur Chauvet, le recteur de la cathédrale, a parlé des rosaces dans un point presse et a précisé qu'aucun dégât n'est encore précisément connu. 
 

Pour permettre la rénovation de Notre-Dame-de-Paris, le président de la république a annoncé le lancement d'une souscription nationale. Une souscription via la Fondation de France : 

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