JO de Paris 2024 : "La Seine n'est pas plus sale qu'ailleurs" déclare le champion de para triathlon Alexis Hanquinquant

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Le champion paralympique Alexis Hanquinquant regrette une "stigmatisation" de la Seine. Il est défavorable à la modification des épreuves de nage en eau libre et du triathlon en cas de mauvaise qualité de l'eau du fleuve.

"La Seine n'est pas plus sale qu'ailleurs", a déclaré mercredi le champion paralympique en titre de triathlon Alexis Hanquinquant, selon qui l'idée d'un duathlon en dernier recours en cas de qualité de l'eau dégradée serait une "Bérézina".

"Je reste persuadé que si vous faites un sondage auprès des triathlètes et des nageurs d'eau libre, 95% d'entre eux s'en foutent de nager dans la Seine", a dit Alexis Hanquinquant à l'AFP et au Parisien, après l'annonce officielle de sa sélection pour les Jeux paralympiques de Paris (28 août-8 septembre).

La tenue des épreuves en suspens

La Seine, qui doit accueillir les épreuves de triathlon et d'eau libre pendant les JO puis les épreuves de para-triathlon début septembre, est restée impropre à la baignade pendant quasiment tout le mois de juin en raison d'une pollution bactériologique trop élevée.

Le fleuve est passé récemment sous les seuils définis par la directive européenne pendant quatre jours, dont deux consécutifs (28 et 29 juin), une éclaircie qui n'empêche pas les interrogations quant à l'état de l'eau au moment des épreuves.

Le sextuple champion du monde regrette, lui, une "stigmatisation" de la Seine. Notamment, "si on remet tout dans le contexte, nos compétitions internationales se déroulent à chaque fois dans des grandes villes donc on peut imaginer que la qualité de l'eau n'est pas 'ouf'", explique-t-il.

"C'est un faux problème, la Seine n'est pas plus sale qu'ailleurs" dit-il, lui qui estime que "le débat prend trop de proportions". En cas de dégradation de l'eau trop importante, le report de quelques jours des épreuves de triathlon est envisageable. Et une transformation en duathlon est aussi possible en dernier recours.

Un plan B redouté 

Mais selon Alexis Hanquinquant, cette possibilité "n'est pas un plan B, mais un plan de mer**". Ce ne serait "pas le même sport : dites à un basketteur qu'il va faire un match avec un ballon de hand", regrette-t-il, redoutant aussi un impact sur la logique sportive.

"Si historiquement, on est les premiers à passer en duathlon (cela n'a jamais encore eu lieu pendant des Jeux, ndlr), je ne serais pas fier d'être français, a-t-il ajouté.

À 38 ans, le normand Alexis Hanquiquant sera le chef de file d'une délégation tricolore composée de 21 para-triathlètes (dont quatre guides), dévoilée mercredi par la Fédération française de triathlon. Champion paralympique à Tokyo, il figure comme le grand favori à sa propre succession.

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