JO de Paris 2024 : les Franciliens pourront-ils se déplacer normalement ?

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Voies réservées pour les JO, nombreux touristes à transporter dans un réseau de transports déjà proche de la saturation : les transports seront sous tension pendant les Jeux olympiques de Paris 2024.

Circuler en région parisienne peut-être difficile. Et lors des prochains Jeux olympiques, ce le sera sans doute d'autant plus. "Ce sera très compliqué de circuler" en voiture dans Paris, prévient l'entourage de la maire (PS) Anne Hidalgo. Car les "voies réservées" viendront compliquer la tâche des automobilistes.

Pendant plus de deux mois - du 1er juillet au 15 septembre -, 185 km de voies dont des axes rapides sur l'A1 entre Paris et l'aéroport de Roissy ou l'A13 dans l'ouest parisien seront en effet réservés aux participants (athlètes, journalistes, officiels, secours, sécurité).

Une voie du périphérique est concernée sur les trois-quarts de la rocade, sauf au sud-est. La circulation sera aussi restreinte sur plusieurs grandes artères de l'ouest parisien, qui concentre plusieurs sites olympiques.

La circulation des bus interroge également. Cet été, environ 20% du service prévu n'est pas assuré, entraînant des temps d'attente anormalement longs. Les travaux de voirie, deux fois plus nombreux que d'habitude en raison de leur interdiction l'an prochain, sont largement responsables, assure la RATP.

Mais les problèmes d'effectifs demeurent. Les 1 400 conducteurs recrutés depuis le début de l'année mettront des mois avant d'être opérationnels en raison des délais pour passer le permis D; une situation qui pourrait se reproduire l'an prochain.

Des millions de personnes concentrées sur 25 sites

Côté réseau sous-terrain, l'enjeu est énorme. Car certaines dessertes s'annoncent hors normes, comme au Stade de France, avec jusqu'à 1 000 personnes par minute pendant plusieurs heures. Des lignes de métro comme la 9, qui dessert plusieurs sites à l'ouest de Paris, connaîtront des pics de fréquentation exceptionnels.

Sept millions de personnes devront, en effet, être transportées pendant les deux semaines (26 juillet-11 août) et trois millions pendant les paralympiques (28 août-8 septembre) : le problème est que ces spectateurs se concentreront sur 25 sites, provoquant des pics plusieurs fois par jour, que les transports n'ont pas l'habitude de gérer.

L'autorité organisatrice des transports, Île-de-France Mobilités (IDFM), a voté mardi une augmentation de l'offre de transports de 15% sur la période JO, soit un niveau de service équivalent à celui hors vacances scolaires.

Tout l'enjeu sera de convaincre conducteurs, agents de station et ouvriers de maintenance de décaler leurs vacances pour rester à leurs postes au cœur de l'été.

À la RATP, confrontée comme l'ensemble du secteur à des problèmes de recrutement, des négociations vont avoir lieu vers la fin de l'année pour discuter primes et autres incitations, afin de mobiliser 19 000 personnes au quotidien.

Un objectif majeur car les JO de Paris veulent être les premiers à acheminer 100% des spectateurs sur les sites de compétition en transport en commun, afin de limiter l'emprunte carbone de l'événement.

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