L’Hôtel-Dieu occupé pour demander la mise à l’abri de personnes à la rue

Une soixantaine de personnes à la rue a été mise à l'abri hier soir suite à l'occupation de l'Hôtel-Dieu à Paris dans le 4 e arr. par des associations et des SDF. Ils demandaient à dormir au chaud alors que les températures avoisinent les -5 degrés la nuit.

L'Hôtel-Dieu occupé par des personnes qui dorment dans la rue.
L'Hôtel-Dieu occupé par des personnes qui dorment dans la rue. © Utopia 56

Deux cents militants associatifs et personnes sans-abris ont tenté d’occuper un étage abandonné de l’hôpital de l'Île de la Cité. Parmi eux, une centaine de sans-domicile dont une vingtaine de mineurs isolés qui dorment à la rue alors que le plan Grand froid a été déclenché il y a une semaine.

"On a voulu accéder aux espaces inoccupés du dernier étage. Les militaires nous ont repoussés au rez-de-chaussée. Et nous sommes maintenant dans un des couloirs utilisé par l’hôpital et dans la cour", explique Nikolaï Posner d'Utopia 56.

#Onsemetauchaud

A l'initiative des associations Utopia 56, le Dal, Solidarité Paris Wilson, Paris d’Exil ou CSP 75, cette occupation a pour but d'alerter une nouvelle fois sur la saturation des dispositifs d’hébergement. "Le 115 est toujours saturé, et les personnes a la rue que nous suivons sont en manque total d’informations sur les autres moyens d’accéder à un lieu d’accueil", dénonce l'association Solidarité Migrants Wilson.

"L’idée n’est pas de rester à l'Hôtel-Dieu mais d’alerter et de souligner que le dispositif du 115 est inadapté. Nous souhaitons visibiliser les personnes qui sont à la rue et mettre en évidence que le dispositif actuel du plan grand froid déclenché depuis le début de la semaine n’est pas suffisant", ajoute Nikolaï Posner.

Jointe en fin d'après-midi, l'association Utopia56 explique avoir bon espoir pour les occupants de l'Hôtel-Dieu : "la Direction régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement est venue vers nous pour nous demander la liste des personnes présentes sur place. On s’attend à ce qu’elles soient prises en charge."

Ils ont été entendus par les pouvoirs publics. Environ soixante SDF dont des mineurs ont été pris en charge dans la soirée.

Les associations demandent la mise à l’abri immédiate de toutes les personnes sans-abri, l’application de la loi Réquisition, une réponse du préfet d’Île-de-France au 412 demandes de réquisitions du 11 décembre dernier, l’arrêt des expulsions des bâtiments occupés et le respect du droit fondamental au logement.

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