La mairie de Paris opposée à la vente du Parc des Princes au PSG

La mairie de Paris veut donner des "garanties au PSG" pour qu'il reste locataire et investisse dans le Parc des Princes. Le club parisien souhaite devenir propriétaire de l'enceinte sportive.

Le PSG, engagé jusqu'à fin 2043 dans un bail de trente ans avec la mairie, propriétaire, considère l'acquisition du stade indispensable pour mener à bien son projet d'agrandissement à 60.000 places - contre environ 48.000 places actuellement. "Nous souhaitons donner des garanties au PSG, y compris pour des durées très longues", a déclaré le premier adjoint de la maire (PS) Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, lors d'un point presse à l'Hôtel de Ville.

Plusieurs hypothèses seraient sur la table, Emmanuel Grégoire a évoqué des "variantes juridiques" de "location à longue durée". En revanche, "la vente n'est pas possible" car ce serait "un choix pour l'éternité" de soutirer le stade au "patrimoine commun", a-t-il expliqué.

Une semaine plus tôt dans un entretien au Parisien, Emmanuel Grégoire avait pourtant de nouveau évoqué, parmi les "grandes options", la vente du stade, écartée depuis janvier 2023 par Anne Hidalgo. C'était pour que Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, "revienne à la table des discussions", a-t-il expliqué, déplorant avoir "perdu ce lien" avec le club depuis le départ du directeur général Jean-Claude Blanc.

Changer de modèle économique 

Le PSG dit vouloir acheter le stade pour faire franchir un cap concernant son modèle économique, en suivant l'exemple de plusieurs grands clubs d'Europe, propriétaires de leur enceinte. Mais le club londonien de West Ham, résident depuis 2016 du stade olympique, "et d'autres clubs (...) ne sont pas propriétaires, et cela n'empêche pas leur développement", a fait valoir l'adjoint au sport Pierre Rabadan. "Le PSG a déjà fait déjà des investissements en 2015" dans le Parc, "qui fait que le loyer est très bas", a-t-il rappelé, l'évaluant à "entre 2 et 2,5 millions par an".

Emmanuel Grégoire a aussi pris l'exemple de la Fédération française de tennis (FFT), "qui a investi (près de) 500 millions sur Roland-Garros" sans en être propriétaire, pour un "loyer quasi symbolique" en retour.