Les 560 migrants installés sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris évacués et relogés

Des migrants sans-abris ont posé 250 tentes jeudi soir sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris à l'initiative d'une association Ils demandaient des places d'hébergement d'urgence. Vendredi soir, 560 personnes ont été prises en charge et logées dans deux gymnases.

Jeudi soir, vers 20 heures, des migrants sans-abris se sont rendus avec des tentes sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, essentiellement des familles originaires d'Afrique qui réclamaient un hébergement d'urgence.

Vingt-quatre heures plus tard, "cette action aura permis l'hébergement de 560 personnes", dont 320 en famille, ou encore des femmes seules, s'est félicité Kerill Theurillat, responsable parisien d'Utopia56, l'association à l'initiative de ce campement.

"La mise à l'abri de ces personnes est une excellente nouvelle mais il est bien triste de devoir effectuer ce type d'opérations pour obtenir des hébergements, alors même que nous alertions depuis des semaines sur la situation des familles à la rue", a-t-il ajouté, soulignant un "problème de volonté politique au niveau de l'accueil".

Deux gymnases mobilisés

"Toutes (les personnes qui occupaient le parvis) auront un toit sur la tête ce soir", a réagi pour sa part Ian Brossat, adjoint PCF à la maire de Paris en charge de l'accueil des réfugiés, dans un tweet accompagné de photos sur lesquelles on aperçoit des migrants monter dans des bus, entourés d'un léger dispositif policier.

La mairie de Paris, qui a mobilisé deux gymnases pour ces mises à l'abri, "assume ses responsabilités et va au-delà de ses compétences", a-t-il poursuivi.

La préfecture de la région Ile-de-France, en charge de l'hébergement d'urgence de ces populations, n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

"Nous souhaitons travailler avec l'État à des solutions pérennes, à commencer par les réquisitions des bâtiments vacants", a insisté Ian Brossat, en écho aux demandes des migrants qui occupaient le parvis de l'Hôtel de Ville. "Personne ne peut accepter que des immeubles restent vides quand des gens dorment dehors."

Fin mai, la préfecture de région assurait que plus de 1500 personnes avaient été mises à l'abri sur ce mois.

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