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Les librairies indépendantes à Paris, toujours en résistance face à l’industrie du livre

Olivier Renault, libraire à La Petite Lumière, dans le 14e arrondissement de Paris. / © D. Morel / France 3 Paris IDF.
Olivier Renault, libraire à La Petite Lumière, dans le 14e arrondissement de Paris. / © D. Morel / France 3 Paris IDF.

Alors que 83 boutiques participent ce samedi à la 21e édition de la Fête de la librairie indépendante, la résistance des professionnels contre les grands groupes et les géants du numérique comme Amazon continue. Rencontre avec Olivier Renault, libraire dans le 14e arrondissement.

Par PDB

Il fait partie des 83 professionnels participants pour la nouvelle édition de la Fête de la librairie indépendante, ce samedi dans la région. Olivier Renault, libraire parisien, continue de résister à l’industrie du livre dans sa boutique, La Petite Lumière, située dans le quartier Daguerre.

« Cette fête permet de mettre en lumière un métier qui résiste, explique le professionnel. On résiste face à un monde de plus en plus normatif. En toute humilité, on essaye de faire des petits pôles de résistance, face à des grands groupes qui fonctionnent à base d’algorithmes. Nous, on fonctionne avec des individus qui vont conseiller des clients. »
 

« Du papier et des gens : on est là pour transmettre »

« On est également là pour accompagner une création contemporaine et proposer de l’inconnu aux gens, poursuit Olivier Renault. Le petit pas de côté, celui qui n’est pas forcément mis en avant par l’industrie du livre. On travaille avec nos petits moyens et on s’implique dans notre quartier. Du papier et des gens : on est là pour transmettre, et faire en sorte que tout ne soit pas dilué dans une masse numérique. »
D’après le libraire, l’idée est bien entendu de continuer de donner envie aux Parisiens d’entrer dans des librairies indépendantes : « Ils ont le temps de flâner, de découvrir, de feuilleter des livres. Et s’ils le souhaitent, on leur propose des choses. »
 

« C’est grave de nourrir les gros au détriment des petits »

Face au contexte de grande mutation des habitudes de lecture, Olivier Renault s’inquiète : « C’est grave – ou pas, selon ses choix – de continuer d’alimenter des grands groupes qui envoient l’argent à l’étranger. Ils affament les libraires et d’autres corps de métier. C’est grave de nourrir les gros au détriment des petits. »

« Il y a des moments de bonheur et des moments plus difficiles, comme dans tous les métiers, commente le professionnel. La base, c’est de se dire : "On est seul, on est singulier, et on veut transmettre cette singularité aux gens". La lecture, c’est toujours une question privée, singulière. »

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