Mort d'une famille sur la D307 : la route est-elle accidentogène ?

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Mort d'une famille sur la D307 : la route est-elle accidentogène ? Reportage de Maïla Mendy et Alexandre Remond / S.Sonder ©France 3 PIDF

Le conducteur du véhicule à l'origine d'un accident qui a fait quatre morts dans la nuit du 22 au 23 a été mis en examen avant-hier pour homicide involontaire avec circonstances aggravantes dont une vitesse excessive. L'étudiant de 22 ans n'aurait pas respecté les limitations de la D307. Sur place, les riverains des communes environnantes réclament des aménagements pour plus de sécurité sur la route.

Près de la D307, la station-service du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), voit souvent passer des habitués de la départementale. Sur cette route, l'une des plus empruntées du département, les trajets sont parfois périlleux.

Si de nombreux automobilistes sont d'accord pour dire que l'infrastructure est dangereuse, un chauffeur de taxi qui emprunte cet itinéraire depuis près de 20 ans blâme plutôt les conducteurs : "La route est en très bon état, c'est une deux fois deux voies séparées par un terre-plein. En termes d'accident, on ne peut pas dire que c'est dangereux".

Les accidents sont récurrents sur cette départementale même s'ils ne sont pas tous mortels. Face à ce constat, riverains et élus plaident pour un meilleur agencement.

Problème d'infrastructure ou de comportement au volant ? 

Le conseil départemental des Yvelines assure déjà y consacrer une partie de son budget : "Nous analysons chaque année l'ensemble des accidents qui ont lieu sur le réseau départemental. Nous regardons les origines de ces accidents et quand l'environnement ou les infrastructures peuvent être une cause aggravante de ces accidents, nous avons un budget de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros par an, qui nous permet d'intervenir et de traiter les problèmes vraiment liés à l'infrastructure.", explique Richard Delepierre, vice-président du conseil départemental des Yvelines délégué aux mobilités et transports et maire (MoDem) du Chesnay.

La Ligue contre la violence routière milite depuis des années pour l'installation de boîtes noires sur les véhicules : "Les données concernant la vitesse, le freinage, la trajectoire du véhicule sont utiles pour tirer un certain nombre de conclusions sur la façon dont le conducteur s'est comporté au moment de l'accident", affirme Pierre Lagache, vice-président de la Ligue.

En France, 3 000 personnes meurent sur la route chaque année. Selon le conseil départemental, les Yvelines restent en-dessous de la moyenne nationale.

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