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Muse : “La célébrité nous permet d'être libres”

Le groupe anglais Muse sur le tapis rouge des MTV Europe Music Awards, le 4 novembre 2018. / © AFP/Ander Gillenea
Le groupe anglais Muse sur le tapis rouge des MTV Europe Music Awards, le 4 novembre 2018. / © AFP/Ander Gillenea

Guitare et synthés futuristes : les rock stars du groupe Muse dévoilent leur nouvel album, le 9 novembre. Un événement très attendu par des milliers de fans. Rencontre en avant-première.

Par Jean-Laurent Serra

Avec la sortie de leur 8e album studio intitulé "Simulation Theory", les rockeurs de Muse vont, à coup sûr, créer un buzz mondial. Les Anglais cumulent environ 1,5 milliard de vues sur internet. Un chiffre qui risque de s'envoler encore un peu plus, aux alentours du 9 novembre, date de la sortie officielle de leur nouvel opus. Car depuis un an, les informations réelles sont rares et les spéculations nombreuses. Quelques titres seulement ont été dévoilés, histoire d'entretenir le suspens...

Il y a quelques semaines, le chanteur-guitariste Matthew Bellamy et le batteur-percussionniste Dominic Howard sont venus à Paris faire la promotion de leur album. "Notre nouvel album est une combinaison qui mixe la nostalgie du passé et l'envie de partir vers le futur, la réalité virtuelle ou l'intelligence artificielle."
 
Une partie du groupe Muse et notre journaliste culture Jean-Laurent Serra. / © France 3 IDF/J.-L. Serra
Une partie du groupe Muse et notre journaliste culture Jean-Laurent Serra. / © France 3 IDF/J.-L. Serra
 

Il ne faut pas avoir peur du futur

"L'idée est de jouer sur une atmosphère mystérieuse, des sensations qu'on ne connaît pas et qui sont loins du moment présent", nous explique Matthew Bellamy. "Nous avons été bercés par la science-fiction. Depuis notre adolescence, on regarde des séries et des films des années 1980, comme Blade runner ou The thing", reprend Dominic Howard. "Mais l'idée n'est pas d'avoir peur du futur. Ce qu'on veut, c'est jouer avec le mystère qui entoure l'intelligence artificielle en restant positif", poursuit Matthew.

La nouvelle tournée mondiale prévue en 2019 sera énorme et passera par Paris, Bordeaux et Marseille. Mais, contrairement à la précédente qui privilégiait de gros moyens vidéo et des images relayées par drone, celle-ci sera concentrée sur la performance du groupe en live. Le groupe aimerait scénariser leur concert comme dans un scénario de film.
 

 

À la maison, on garde les pieds sur terre

À Champlan (Essonne), cinq personnes, fans de la première heure, scrutent, vérifient et publient la moindre information qui circule sur le groupe. Noémie, Aurore, Roy, Alex et Tristan administrent le fan club France de Muse. Une association officielle qui anime et fait la promotion du groupe auprès du public français.
 
Ces cinq jeunes de l'Essonne animent le fan club France du groupe Muse. / © France3 IDF/J.-L. Serra
Ces cinq jeunes de l'Essonne animent le fan club France du groupe Muse. / © France3 IDF/J.-L. Serra

"Là, par exemple", nous montre Alex sur son ordinateur, "c'est le tifo, l'animation visuelle en ballons, que nous avons organisé au Stade de France en 2013. On voulait faire la surprise au groupe. On a travaillé presque 6 mois avec l'organisation du Stade de France et les représentants de Muse pour faire le projet !" Animations, concours, traduction d'articles venus de l'étranger ou rédaction de leurs propres articles, les cinq amis sont très actifs et très suivis sur internet. Une publication peut toucher de 30.000 à 100.000 fans de Muse en France.
 

Muse, y a pas mieux, on adore

C'est une vraie force de frappe pour le groupe. "Muse à de nombreuses fanbases dans le monde qui participent au succès du groupe", explique Tristan . "En Italie, en Amérique du sud, les fanbases sont très actives. Elles organisent, comme nous, de nombreuses animations pour les fans." En fans de la première heure, Noémie, Aurore, Roy, Alex et Tristan vivent et respirent "Muse" -mais attention, ils ne sont pas groupies.

Et, pour eux, la différence est importante : "une groupie ne respecte pas le groupe, elle fait des choses pour se satisfaire elle-même", nous explique Roy. "On est capable de partir sur un coup de tête voir le groupe à l'étranger. On les adore mais on les respecte. Et c'est la différence avec une groupie." En faisant vivre les réseaux sociaux et leur site internet dans l'unique but de partager avec le plus grand nombre, les amis affichent sans complexe leur amour et leur passion pour ce groupe qui leur procure de nombreuses sensations.

► "Simulation Theory", Muse, sortie le 9 novembre.
 
Reportage de Jean-Laurent Serra et Olivier Badin

Le concert de Muse se tiendra au Stade de France le 6 juillet 2019.
 

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