“Nous sommes frappés en plein coeur, mais nous sommes debout” martèle le préfet de police

© Préfecture de police
© Préfecture de police

Le préfet de police Didier Lallement a donné une conférence de presse suite au drame survenu jeudi 3 octobre à la Préfecture de police. "La police a été frappée comme jamais elle n'a été frappée".

Par Isabelle Audin

Le préfet de police a longuement parlé du traumatisme des employés de la préfecture qui étaient sur place et des conditions de sécurité. Il a de plus annoncé qu'aucune piste n'était exclue pour l'instant

179 personnes se sont rendues auprès de la cellule psychologique

Une cellule psychologique a été ouverte dès hier et déjà 179 personnnes se sont rendues auprès de cette cellule selon le préfet. Il ajoute que celle-ci sera maintenue tout le week-end avec une ligne téléphonique dédiée. "Un très grand nombre de personnes ont assisté au drame".

"Nous avons été sensible à l'intérêt de nos autorités. La présence du Président de la République, du Premier ministre et du Ministre de l'Intérieur nous a particulièrement touché". Le préfet rappelle l'importance des nombreux soutiens reçus depuis hier, à l'heure où le slogan "tout le monde déteste la police."

Rassemblés pour un moment de recueillement et d'émotion intense, en présence du Ministre de l'Intérieur, du Secrétaire d’État et du préfet de Police, les agents de la préfecture de Police ont observé une minute de silence en mémoire des 4 fonctionnaires décédés.
 

Conditions de sécurité à l'intérieur 

Selon lui, les conditions de sécurité à l'intérieur du centre névralgique de la police parisienne "sont absolues" et "ne sont pas en cause". "Ceux qui sont extérieurs à l'administration passent par un portique de sécurité", a-t-il précisé, ajoutant que ses services étaient d'abord focalisés sur une attaque venant "de l'extérieur, mais pas pour une attaque de l'intérieur". Dans ce batiment se cotoient des milliers de personnes.

"Nous avons été touchés au coeur mais nous sommes toujours debout", a assuré le préfet, alors que les agents de la PP seront à nouveau mobilisés samedi pour une nouvelle manifestation des "gilets jaunes".


Un registre de condoléances est ouvert, et un espace de recueillement est dédié, place Louis Lépine, à tous ceux qui souhaitent s'associer à leur émotion.

L'attaque inédite dans l'enceinte de la PP est survenue au lendemain d'une "marche de la colère" qui avait rassemblé des milliers de policiers à Paris, venus dire leur "ras-le-bol" et réclamer de meilleures conditions de travail.

 

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