"On n'aurait jamais imaginé que des personnels pénitentiaires se fassent tuer de cette façon" : des maisons d'arrêt franciliennes bloquées après l'attaque d'un fourgon pénitentiaire dans l'Eure

Ce mercredi, de nombreuses maisons d'arrêt de la région sont bloquées par des agents pénitentiaires pour rendre hommage à leurs collègues décédés dans l'attaque d'un fourgon dans l'Eure mardi. Ils appellent à une journée "prisons mortes".

Les agents de la pénitentiaire avaient prévenu. Ce mercredi main, ils se mobilisent devant plusieurs maisons d'arrêt partout en France, dont la région francilienne. Les syndicats appellent à une journée "prisons mortes".

A Paris, la Prison de la Santé est bloquée depuis 6 heures du matin pour rendre hommage aux agents tués lors de l'attaque d'un fourgon dans l'Eure pendant le transfert de Mohammed Amra, un narcotrafiquant.

"Nous sommes en deuil"

Blocage également à Fresnes dans le Val-de-Marne en présence de Vincent Jeanbrun maire LR de l'Hay-les-Roses.

Devant l'entrée de la maison d'arrêt des hommes de Fleury-Mérogis en Essonne, quelque 200 manifestants ont installé des barrières avec comme mot d'ordre "blocage total : pas de parloirs, pas d'activités, pas d'extractions judiciaires".

"Nous sommes en situation de deuil", a déclaré à l'AFP Vanessa Lefaivre, secrétaire locale adjointe FO Justice. "On n'aurait jamais imaginé que des personnels pénitentiaires se fassent tuer de cette façon."

Le personnel pénitentiaire de Fleury-Merogis bloque depuis ce matin les entrées de la prison.

De nombreuses revendications 

Dans un communiqué, l'intersyndicale du secteur détaille ses revendications concernant les extractions de détenus. Ils demandent notamment l’utilisation de la visioconférence des magistrats pour limiter les déplacements de prisonniers.

Ils demandent également un minimum de trois agents pour chaque extraction.

L'intersyndicale a été reçue lors d'une audience ce mercredi au ministère de la Justice, place Vendome à Paris. "Nous attendons une réelle prise en compte des moyens nécessaires à mettre en place face à cette violence grandissante et au risque encouru", concluent les syndicats.

Ce mouvement reconductible, à l'appel de l'intersyndicale nationale, doit s'accompagner à 11 heures d'une minute de silence en hommage aux deux agents tués lors de cette violente attaque survenue à un péage dans l'Eure. 

Mohammed Amra et ses complices sont toujours recherchés. Une "notice rouge" a été lancée par Interpol pour les retrouver.