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Le pari risqué de Rock en Seine en se tournant vers le rap

Lors du concert de Jain au festival Rock En Seine en 2017. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Lors du concert de Jain au festival Rock En Seine en 2017. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Vous êtes plutôt Rock en Seine ou Paris Summer Jam ? Cette année, la différence est moins marquée. Le festival Rock en Seine a choisi de programmer des artistes rap et hip hop et entre en concurrence directe avec le Summer Jam. Le pari sera-t-il gagnant ?

Par Jean-Laurent Serra avec MT

Edition capitale pour l'avenir de Rock-en-Seine et compliquée par rapport à la concurrence. Car depuis le changement de propriétaire, c'est la première fois que l'équipe artistique affiche clairement sa programmation. Un peu moins de rock, plus de musique électro et surtout, plus de rap.

Avec leur rap hypnotique, le groupe PNL tranche avec l'esprit habituel de Rock en Seine. Originaire des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, le duo cartonne chez les 15-22 ans, une nouvelle cible destinée à rajeunir le festival.

"C'est la première fois depuis l'histoire de Rock-en-Seine qu'il y a une tête d'affiche rap. C'est la grande nouveauté de cette année. On est hyper fier parce que l'on adore tous PNL dans l'équipe de programmation et puis c'est aussi bien d'avoir un groupe français, tête d'affiche dans le festival. Cela n'arrive pas tous les ans", explique Marion Gabbai, programmatrice de Rock en Seine.

Racheté par le géant américain AEG, producteur de festivals, la 16e édition de Rock en Seine affiche des références comme Post Malone, Die Antwood ou Macklemore. Une nouvelle orientation qui tombe mal.
 

Pour le Summer Jam, la concurrence tue

Car à quelques kilomètres, un autre festival rap fait concurrence à Rock en Seine, le Paris Summer Jam qui commence le vendredi 24 août. Belle programmation aussi : Kendrick Lamar ou IAM.

Pour Live Nation, géant du secteur et propriétaire du Paris Summer Jam, cette concurrence est dommageable. "C'est dans l'intérêt de personne que de venir en frontal et d'être concurrent direct. Dans tout business, c'est la première chose à ne pas faire. S'ils continuent à se tourner vers le hip hop et que l'on fait pareil au Summer Jam, on se posera la question de ce que l'on va faire ou pas. On ne va pas recommencé une année avec cette concurrence", affirme Angelo Goppe, directeur Général Live Nation France.
 

Fréquentation en baisse

Résultat, 20.000 sur les 40.000 personnes potentielles sont attendues à Nanterre pour le Summer Jam.

Du côté de Rock en Seine, la fréquentation sera aussi en baisse selon Sarah Schmitt, directrice de Rock en Seine : "On sera sur une fréquentation moins élevée que les autres années. Cela fait plusieurs mois que l'on sent que cette évolution globale de l'environnement. Donc on a revu nos objectifs".

La météo est au rendez-vous, c'est au moins une bonne nouvelle pour les festivaliers.
 

Rock en Seine : du 24 au 26 août au Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Tarif plein journalier : 59 euros.

Paris Summer Jam : 24 août à partir de 16 heures à la Paris La Défense Arena (Hauts-de-Seine). Tarif minimum : 50 euros.

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