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Paris – Après un mois de tranquillité, la colline du crack de retour dans le 18e

Un premier camp a été évacué de "la colline du crack" situé au niveau de la bretelle d'accès au périphérique, porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, fin juin 2018. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Un premier camp a été évacué de "la colline du crack" situé au niveau de la bretelle d'accès au périphérique, porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, fin juin 2018. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

La tranquillité des riverains n'aura pas duré longtemps dans le 18 e arrondissement. La colline du crack est de retour avec ses dealers et ses acheteurs. Les équipes de la BAC se sont rendues sur place pour tenter d'empêcher ces transactions.

Par Anaëlle Blanchard avec MT

Tout juste informée par deux policiers en civil, une équipe de la BAC prend en chasse une berline noire pour tenter d'interpeler un consommateur de crack. Les filatures quotidiennes et les planques sont le quotidien de ces policiers de la BAC. Un jeu du chat et de la souris avec les dealers porte de la Chapelle. Et le choix du moment de l'intervention est crucial :

"D'abord le dealer est prévenu si cela se fait sur place et puis on n'est pas sûr de récupérer le caillou de crack parce que c'est tout petit. Donc le toxicomane, s'il nous voit arriver quand on va s'approcher, il va l'avaler. Le but est de retrouver le produit. Si on ne l'a pas, on ne traite pas l'affaire", explique un capitaine de la BAC du 18e arrondissement de Paris.
Alors qu'une première équipe vient d'intercepter l'acheteur à un feu rouge, l'autre se dirige déjà vers la colline, pour appréhender le dealer. Localisé par deux observateurs qui ne l'ont pas quitté des yeux depuis la transaction, les agents tentent de l'interpeler. Après quelques heurts, l'homme est enfin immobilisé.

Au commissariat, les policiers saisissent 33 cailloux de crack, soit environ 350 euros de marchandise.
 

Un campement déjà évacué

Des scènes comme celle-ci ont lieu tous les jours. Pourtant en juin dernier, le camp avait été démantelé. Au total 200 migrants et des dizaines de toxicomanes avaient été évacués. Toute la zone avait même été nettoyée et les abris de fortune démolis. Mais fin juillet, dealers et toxicomanes sont de retour sur la colline du crack. La police reste plus que jamais mobilisée.
"On fait en sorte de systématiquement interpeller, parce que c'est notre boulot. On fait en sorte de pacifier un territoire et d'essayer que sa physionomie soit meilleure. On confie les gens ensuite à la justice qui décide de ce qu'ils deviendront", indique Serge Quilichini, directeur adjoint de la sécurité de proximité de Paris.

Le dealer arrêté encourt une peine d'emprisonnement ferme. Le consommateur lui, se verra proposer une assistance médicale. Un travail en lien avec les associations d'aide aux toxicomanes. Pendant que les policiers continueront leur ronde pour mettre le crack en échec.
 

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