Paris – Une chaîne humaine devant Robert Debré pour “sauver l'hôpital public”

Des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine autour de l'hôpital Robert Debré (Paris XIXe) pour défendre l'hôpital public. / © Martin BUREAU / AFP
Des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine autour de l'hôpital Robert Debré (Paris XIXe) pour défendre l'hôpital public. / © Martin BUREAU / AFP

Une centaine de personnes ont formé une chaîne humaine autour de l'hôpital Robert Debré ce dimanche. Ils entendent dénoncer les conditions de travail des médecins et soignants, et le manque de moyens dans les hôpitaux publics.

Par MT/AFP

Des blouses blanches autour de l'hôpital Robert Debré, dans le XIXe arrondissement de Paris. Réunis à l'appel du Collectif Inter-Hôpitaux, les manifestants ont déroulé une banderole indiquant "Urgence(s) pour l'hôpital public" et portaient des pancartes "Blouses blanches en colère", "Sauvons l'hôpital public" ou "Médecins en grève".

"Ce rassemblement fait chaud au cœur", a déclaré sur place Nicolas Casodias, aide-soignant aux urgences d'un hôpital parisien. "Aux urgences, on est en lutte depuis le mois de mars et on se rend compte que quand on va à la rencontre du public, des usagers, ils sont massivement attachés à l'hôpital public. Le gouvernement doit en tenir compte".
 

Démissions administratives en chaîne

Depuis mi-janvier, plus de 1.100 médecins hospitaliers, chefs de services et autres responsables de pôles ou d'unités fonctionnelles issus de toute la France et réunis au sein de ce collectif, se disent prêts à démissionner administrativement, c'est-à-dire suspendre leurs activités d'encadrement, en l'absence de "négociations" avec le gouvernement sur une augmentation du budget et des salaires à l'hôpital.

"Une chaîne humaine, malheureusement le gouvernement n'en a cure", a regretté Julie, infirmière en réanimation pédiatrique à Robert Debré, se disant "à bout, pas loin du burn-out". Selon elle, "les médecins chefs de service continuent à démissionner en masse" et "les soignants (vont) aussi finir par quitter le navire".

Lundi, plusieurs actions de médecins démissionnaires sont attendues, notamment à Paris et à Caen, selon le collectif. Une nouvelle journée de grève et de manifestations est prévue le 14 février pour réclamer au gouvernement l'"ouverture de véritables négociations" sur le budget et les salaires du secteur.

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