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Paris – Un chauffeur de bus accusé d'avoir refusé une passagère à cause d'une jupe trop courte

Un chauffeur de bus est accusé d'avoir refusé l'entrée à une passagère à cause de sa jupe. (Photo d'illustration) / © LOIC VENANCE / AFP
Un chauffeur de bus est accusé d'avoir refusé l'entrée à une passagère à cause de sa jupe. (Photo d'illustration) / © LOIC VENANCE / AFP

Une jeune femme affirme s'être vue refuser l'accès à un bus dans le XIXe arrondissement de Paris, mardi 30 avril au soir. Selon elle, le chauffeur lui a dit qu'elle portait une jupe trop courte. Le chauffeur, entendu par la RATP, réfute ces faits.

Par MT

"Tu n’as qu’à bien t’habiller." C'est la phrase qu'aurait lâché un chauffeur de bus de la ligne 60 à l’arrêt Botzaris, aux Buttes Chaumont (Paris XIXe), selon le témoignage du père de la supposée victime rapporté par le Parisien.

La scène se serait déroulée mardi 30 avril. Élise est avec une amie et attend le bus pour rentrer chez elle. Mais lorsque le véhicule arrive, les portes restent fermées. Elle court après et réussit à le rejoindre alors qu'il est arrêté à un feu rouge. C'est là que le conducteur aurait prononcé cette phrase en regardant ses jambes.
 

Le chauffeur reconnaît une "faute de service" mais pas la version de la jeune femme

Le père d'Élise, Kamel Bencheikh, un écrivain algérien, écrit alors un long post Facebook, depuis retiré où il raconte sa version des faits. Un témoignage qui circulera rapidement sur les réseaux sociaux.

De son côté, la RATP affirme avoir lancé une enquête interne et a interrogé le chauffeur incriminé dimanche dans la matinée. Le machiniste "ne reconnaît pas les faits tels qu’ils ont été présentés dans la presse. Il reconnaît toutefois une faute de service, notamment avec le non-respect des règles d’exploitation en ayant refusé d’ouvrir les portes à deux jeunes filles, à une heure tardive, à la station Botzaris", selon un communiqué de l'entreprise sans expliciter les raisons de ce geste.

Le conducteur est sous le coup d'une procédure disciplinaire qui pourrait aller jusqu'à la révocation si les faits étaient confirmés. Jusqu'à présent, il "n’a aucun antécédent dans son dossier (il est depuis 4 ans à la RATP) et n’a jamais eu à faire l’objet d’observation ou de sanction quant à son comportement", a précisé la RATP.

Le groupe de transports cherche désormais à recueillir des témoignages et a lancé, chose rare, un appel sur les réseaux sociaux. En parallèle, la RATP cherche à contacter Kamel Bencheikh. Ce dimanche matin, aucune plainte n'a été déposée par la victime supposée.
 

"Contraires aux valeurs du service public"

Plsuieurs responsables politiques ont demandé des sanctions, comme la présidente de la région Île-de-France et d'IDF Mobilités, Valérie Pécresse : "Si les faits sont avérés ils sont scandaleux! Je demande à @RATPgroup de faire toute la lumière sur cette affaire", écrit-elle ainsi sur Twitter.
La ministre des Transports, Elisabeth Borne, et la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, affirment quant à elles que "si les faits étaient confirmés ils seraient d'une grande gravité, totalement contraires aux valeurs de service public, et nécessiteraient des sanctions exemplaires".

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