Paris - À l'hôpital Saint-Antoine, le sport pour mieux combattre les cancers

Marie, patiente à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, pratique le sport pour améliorer sa résistance aux effets néfastes des traitements contre le cancer. / © France 3 Paris - Île-de-France
Marie, patiente à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, pratique le sport pour améliorer sa résistance aux effets néfastes des traitements contre le cancer. / © France 3 Paris - Île-de-France

La pratique régulière d'une activité physique aide à combattre les effets indésirables des traitements contre le cancer. À l'hôpital Saint-Antoine, un nouveau pôle Sport et Cancer vient de voir le jour.

Par Norbert Cohen avec MT

Caroline Dufour commence toutes ses séances de thérapies sportives de la même manière. Une évaluation précise de l'état de la forme de ses patients. Marie, une patiente, est restée 3 semaines clouée au lit. Sa chimiothérapie et des traitements lourds l'ont beaucoup fatigué.

"Je ne sais pas si on peut appeler cela du sport, plutôt d'une remise en forme. Cela me donne le moral, le tonus. Le fait de retrouver cela avant mon retour chez moi, c'est très important", raconte-t-elle.
À l'hôpital Saint-Antoine, le sport pour mieux combattre les cancers
Intervenants : Marie, Caroline Dufour, thérapeute sportive en cancérologie - CAMI; Alain et Eollie Brissot, MCU - Praticien Hospitalier Hématologie clinique, hôpital Saint-Antoine AP-HP. - France 3 Paris - Île-de-France - Norbert Cohen, Denis Tanchereau, Pascal Lordon et Jean-Michel Levasseur.
 

Maintenir la musculature

Selon cette thérapeute, même de petits exercices sont importants : "Même si le patient est très fatigué ou a des effets secondaires difficiles à gérer, on va essayer de proposer quelques exercices pour toujours garder le côté thérapie sportive, et surtout, le lien avec lui".

"Notre travail est de garder la musculature, d'améliorer si possible, mais au moins de stabiliser", poursuit-elle.

Sur les 80 personnes hospitalisées dans l'hôpital pour des cancers du sang, une vingtaine bénéficie de ses activités physiques à raison de deux séances par semaine.
 

Des financements privés

"Les séances permettent de garder une masse musculaire, c'est très important que les patients gardent leur force musculaire pour subir les traitements et un autre côté est celui psychologique où les patients vont se réapproprier leur corps", indique Eollie Brissot, MCU - Praticien Hospitalier Hématologie clinique à l'hôpital.

L'objectif pour les médecins est de pouvoir évaluer à terme les bénéfices du sport dans le parcours de soin de leurs patients.

Seule ombre au tableau, le pôle sport et cancer n'est financé que par des associations ou par des organismes privés.
 

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