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Paris : la solidarité s'organise autour des migrants du 18e arrondissement

Une centaine de migrants évacué du campement de La Chapelle le 2 juin est revenu dans le 18e arrondissement. La solidarité s'organise pour leur apporter à manger et à boire.
Des migrants s’installent près du jardin d’Eole. Une centaine de personnes, essentiellement issus du Soudan et d’Erythrée sont rassemblés dans le 18e arrondissement près du jardin d'Eole. Des habitants et des associations s'organisent pour leur venir en aide et leur apporter à boire et à manger. 
>> Un reportage de Valentine Ponsy et Pierre Lassus
Paris : la solidarité s'organise autour des migrants du 18e arrondissement

Le 2 juin la police a évacué le campement de La Chapelle, à Paris, avec l'accord d'associations d'aide aux migrants et la promesse qu'un hébergement pour tous les migrants installés depuis des mois sous le pont du métro. Jusqu'à cette date 350 personnes dormaient sous le métro  "180 ont été reconnues comme demandeurs d'asile et pris en charge, 60 'personnes vulnérables', des femmes et des enfants, sont hébergées par la ville de Paris", explique Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarité.

Pourquoi ces migrants reviennent dans le 18e ? "Aucune solution de relogement pérenne ne leur est proposée", explique Pascal Julien, le conseiller EELV de Paris qui demande, avec d'autres élus écologistes et communistes, l'ouverture d'un centre d'accueil à Paris. Après évacuation du 2 juin une centaine de migrants qui avaient trouvé un hébergement pour quelques jours sont revenus dans la capitale, près de la Chapelle.

La mairie de Paris "étudie avec l'Etat" la possibilité d'ouvrir un "centre d'accueil" La maire de Paris a annoncé le 9 janvier qu'elle envisageait d'ouvrir un lieu d'hébergement temporaire. Mais il faudra sûrement plusieurs semaines pour que cet accueil existe et la situation au quotidien reste problématique pour les migrants.

Ce centre serait un "guichet unique d'accès au droit", qui permettrait aux migrants d'obtenir des informations sur les procédures d'asile ; il servirait aussi de "lieu d'hébergement temporaire" pour les migrants en transit, selon un porte-parole de la mairie.

Interrogé par Francetvinfo : Florent Gueguen, directeur général de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale. "Il faut ouvrir, trois à quatre sites en Ile-de-France d'une capacité totale entre 200 et 300 places. Ça, c'est le minimum. C'est la seule manière d'éviter la reconstitution d'un campement et les évacuations à répétition. Trois cents places, si l'Etat et la mairie de Paris s'y mettent, ce n'est pas surhumain ! Il y a, en Ile-de-France, des bâtiments qui peuvent être mobilisés : des casernes désaffectées, des bâtiments SNCF, beaucoup de locaux qui peuvent être utilisés le temps de la crise."




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