Paris - Trottinettes mal garées : désormais, les usagers sont aussi verbalisés

Les usagers de trottinettes électriques en libre service pourront se faire verbaliser en cas de stationnement sur les trottoirs. / © Ludovic MARIN / AFP
Les usagers de trottinettes électriques en libre service pourront se faire verbaliser en cas de stationnement sur les trottoirs. / © Ludovic MARIN / AFP

Depuis le 30 juillet à Paris, les opérateurs comme les usagers sont passibles d'une amende en cas de trottinettes mal garées. Le montant a été fixé à 35 euros.

Par MT/AFP

Le ras-le-bol des piétons face aux trottinettes électriques à Paris a poussé la mairie à agir. Désormais, les utilisateurs de trottinettes électriques en libre-service vont en avoir pour leur argent. Depuis le 30 juillet, en cas de flagrant délit, ils devront payer une amende de 35 euros.

La ville a renforcé son dispositif d'"interdiction totale de stationner sur le trottoir". Désormais, l'usager est obligé de garer sa trottinette sur les places de stationnement des deux-roues et voitures.
Depuis mardi, la municipalité a dressé plus de 130 verbalisations pour stationnement gênant de trottinettes et mis en fourrière plus de 110 engins. Elle souligne toutefois que "la mise en place progressive d'emplacements dédiés a commencé, pour un objectif de 2.500 à la fin de l'année". Chaque emplacement pourra contenir "environ" 6 trottinettes - soit 15.000 places.
 

15.000 trottinettes à Paris

Cette mesure sera-t-elle efficace ? Difficile de l'imaginer tant le nombre d'opérateurs et de trottinettes est important dans la capitale : 15.000 trottinettes électriques en libre-service.

Quand l'usager est pris en flagrant délit, l'amende de stationnement gênant lui est directement adressée par les policiers municipaux. Mais quand la trottinette a été abandonnée, "c'est à l'opérateur" de s'acquitter dans un premier temps de l'amende puis de retrouver le fautif, explique la mairie de Paris.
 

Prévenir plutôt que punir

Toutefois, la plupart des loueurs affirment privilégier la prévention plutôt que la répression et promettent pour l'instant de ne pas envoyer les amendes à l'utilisateur.

VOI incite ainsi les utilisateurs à garer leur trottinette aux endroits dédiés avec un système de "parking bonus", qui récompense financièrement ceux qui le font. Ces parkings sont signalés sur l'application (6.000 pour VOI, 4.500 pour Bird, par exemple). Un dispositif qui donne de "très bons résultats", notamment au Danemark, selon Lucas Bornert, directeur général de VOI France. Les opérateurs misent également sur la diffusion de messages prévenant de l'interdiction en vigueur, comme Bird qui va "contacter les utilisateurs dans les jours qui viennent".

Lime, de son côté, a "déployé une patrouille urbaine" de 50 personnes dont la mission est "de repositionner les trottinettes mal garées", indique Arthur-Louis Jacquier, responsable à Paris.
N'ayant à ce jour "sanctionné [aucun] utilisateur", Lime prévient: "Si, dans le futur, nous constatons que certains clients, de manière systématique, se garent mal, on serait éventuellement en mesure d'impacter cela sur les utilisateurs".

Avec, en plus de l'amende, une mise en fourrière de 49 euros pour chaque véhicule, reste à savoir si la bienveillance des loueurs va résister à l'arrivée prévue par la mairie de Paris des quelque 20.000 trottinettes supplémentaires d'ici 2020.
 

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