À partir de 16h47 le mercredi 5 novembre, les femmes travaillent bénévolement

Le collectif féministe Les Glorieuses calcule cette date chaque année depuis quatre ans. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
Le collectif féministe Les Glorieuses calcule cette date chaque année depuis quatre ans. / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Le collectif féministe Les Glorieuses entend dénoncer les égalités salariales et calcule depuis 4 ans la date à laquelle les femmes ne gagnent plus d'argent comparé aux salaires des hommes. Elle a été fixée à 16h47 ce mercredi 5 novembre.

Par MT

Depuis 4 ans, Rebecca Amsellem calcule cette date où les femmes commencent à travailler bénévolement. Et chaque année, elle s'établit début novembre : parfois le 6, parfois le 3 et cette année : le 5 novembre à 16h47. "La date change chaque année, mais elle stagne", regrette Rebecca Amsellem.

Une "date symbolique" qui lui ait venue des manifestations de masse des Islandaises en faveur de l'égalité hommes-femmes. "En 2016, elles se sont massivement arrêtées de travailler pour réclamer l'égalité salariale", raconte la fondatrice du collectif Les Glorieuses.
 

Comment est calculé ce chiffre ?

Dans cette île nordique, les manifestantes avaient calculé l'heure exacte à laquelle elles n'étaient plus payées comparé aux hommes, à salaire équivalent. Rebecca Amsellem a choisi la même méthodologie basée sur les chiffres d'Eurostat.

"L’écart se fonde sur une comparaison de la moyenne horaire brute entre les employées et les employés. Les secteurs étudiés sont l’industrie, la construction et les services à l’exception des administrations publiques", précise un communiqué sur une précédente action.
 

Des salaires transparents

Selon la militante, trois mesures efficaces (relayées dans une pétition en ligne) pourraient ainsi être mises en place. D'abord un "congé paternité équivalent au congé maternité" qui favoriserait son utilisation par les pères en évitant "de déséquilibrer le budget familial".

Ensuite, une transparence des salaires qui "inciterait les entreprises à faire preuve de davantage d’égalité en matière de salaire".

Enfin, la création d'un certificat d’égalité obligatoire pour que toute entreprise prouve qu'elle "paie femmes et hommes de façon identique".
 

Sur le même sujet

Les + Lus