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Pas de sépulture à Paris pour l'académicien Michel Déon, et le début d'une polémique

© PQR/NiceMatin/MaxPPP
© PQR/NiceMatin/MaxPPP

L'écrivain et académicien français Michel Déon, mort en décembre 2016, à l'âge de 97 ans, n'aura finalement pas de sépulture dans un cimetière parisien, comme le réclamaient ses proches et l'académie française. La Mairie de Paris indique qu'il ne remplit aucune des conditions pour y prétendre

Par Christian Meyze

L'écrivain, auteur d'"Un taxi mauve", des "Poneys sauvages", du "Jeune homme vert" ou encore du "Dieu Pâle" et de dizaines d'autres titres, est mort le 28 décembre 2016, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait une partie de l'année. Il a été incinéré, et ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille, qui souhaitait les faire inhumer à Paris où réside sa fille.

L'Académie Française avait tenté d'intercéder dans ce sens en appuyant la demande de la famille, car Michel Déon ne résidait plus à Paris depuis très longtemps et n'y avait pas de résidence. Il n'y votait pas non plus.

La Mairie de Paris, Pénélope Komitès, l'adjointe en charge des affaires funéraires a donné des précisions en début de semaine, alors qu'une polémique monte autour du refus de la Mairie.
"Nous avons, a-t-elle dit, examiné cette demande de la même manière que nous examinons celles des autres familles". Elle souligne que le Code général des collectivités territoriales "fixe quatre situations pour lesquelles la mairie peut autoriser à la famille l'acquisition d'une sépulture dans la commune".

Il faut pour cela "que la personne soit décédée sur le territoire de la commune, quel que soit son domicile", "que la personne soit domiciliée sur le territoire de la commune, bien qu'elle soit décédée dans une autre commune", "que la personne ait une sépulture de famille dans la commune, bien qu'elle n'y résidait pas et qu'elle n'y est pas décédée", ou enfin "que la personne soit inscrite sur la liste électorale de la commune, bien qu'elle n'y résidait pas et n'y avait pas de sépulture de famille", explique-t-elle.
"Devant la mort, cette même égalité en droits s'applique, que l'on soit une personnalité publique ou non, que l'on soit membre de l'Académie Française ou non" insiste l'élue.

Mais sur Twitter, un début de polémique monte autour d'une décision prise, estiment certains, "par idéologie" (Michel Déon était un écrivain plutôt marqué à droite).

 

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