Plaque commémorative dégradée sur les Champs-Élysées : les policiers rendent hommage à Xavier Jugelé

Des policiers se sont rassemblés autour de la plaque dédiée à Xavier Jugelé ce mercredi 20 mars. / © Marion David
Des policiers se sont rassemblés autour de la plaque dédiée à Xavier Jugelé ce mercredi 20 mars. / © Marion David

Plusieurs centaines d'agents se sont rassemblés ce matin pour rendre hommage à Xavier Jugelé, dont la plaque commémorative a été dégradée au cours du 18e samedi de mobilisation des gilets jaunes.

Par Marion David

« Nous sommes venus pour Xavier. C’était un appel commun car c’est toute l’institution qui est touchée. » Matsui, brigadier de police à Paris, fait partie des centaines de policiers venus rendre hommage à Xavier Jugelé, ce mercredi matin.

La plaque commémorative du policier, tué dans une attaque terroriste en 2017, a été vandalisée samedi dernier pendant la manifestation des gilets jaunes sur les Champs-Elysées.

Située au niveau du 102 de l’avenue, la plaque a été remise en état par les agents de la mairie de Paris. Et pendant l’hommage, de nombreuses fleurs ont été déposées au pied de la plaque.
 

Une plaque "souillée" et un "acte de profanation" selon les syndicats

Pour Fabrice Schweitzer, représentant du syndicat de police Alliance, « la plaque a été souillée par des gens qui, à défaut d’atteindre le gouvernement, s’en prennent aux forces de l’ordre », qui « se retrouvent tous les samedis dans le bourbier ».

Matsui, son jeune fils sur les épaules, explique qu’il le fait participer à ce rassemblement « parce que c’est un devoir de parent d’inculquer ces valeurs, notamment le respect. » Souriant, il tient à ajouter qu’il est « toujours aussi motivé » à exercer son métier : « Malgré ce que nous subissons, nous savons pourquoi nous nous sommes engagés dans ce travail ».

« Bien sûr qu’il faut trouver un consensus sur la sécurité dans ce pays », assure Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police. Elle veut rappeler qu'il « y a dans ce pays des valeurs qu'il va falloir sérieusement défendre » en passant notamment par les élus de la République. Linda Kebbab s'est avouée très « déçue que les représentants du peuple n’aient pas condamné unanimement cet acte de profanation. »
 

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