Pollution dans le métro et le RER : une étude conseille de ne pas attendre son train “près de l’entrée du tunnel”

L’étude révèle des quantités considérables de particules fines dans le métro parisien et le RER (illustration). / © FRANCOIS GUILLOT / AFP
L’étude révèle des quantités considérables de particules fines dans le métro parisien et le RER (illustration). / © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Une étude publiée par le CNRS et l’association Respire révèle des concentrations importantes de particules fines dans le métro et le RER. Dans certaines stations, on compte « jusqu'à 800 millions de particules par mètre cube ».

Par France 3 Paris IDF

D’après les chercheurs, les concentrations peuvent être parfois 10 fois supérieures à l'intérieur du métro par rapport à l'extérieur. L’Association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air (Respire) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont publié mardi une étude révélant des concentrations considérables de particules fines dans le métro et le RER, « jusqu'à 800 millions » par mètre cube dans certaines stations comme Gare de Lyon.
« Notre étude est la première étude publique à mesurer les particules les plus fines dans les enceintes souterraines du métro et du RER, affirme Respire. Celles qui menacent tout particulièrement la santé des usagers et des salariés. » A noter que les recherches ont été menées au mois de juin, cet été, à l’aide d’un appareil de mesure de haute précision adapté aux particules ultrafines.

« N’attendez pas votre RER près de l’entrée du tunnel »

Ces particules ultrafines peuvent être particulièrement toxiques, notamment pour les voies respiratoires et le système cardiovasculaire. D’après l’étude, les concentrations de particules fines peuvent atteignent parfois des niveaux 10 fois plus élevée à l'intérieur du métro qu'à l'extérieur. La concentration peut parfois égaler 300 μg/m3 – le seuil d'alerte étant fixé à 80 μg/m3 d’après Airparif.
L’association conseille par ailleurs d’éviter d’attendre le « RER près de l’entrée du tunnel ». L’étude du CNRS souligne en effet que les taux de pollution varient en effet selon où l’on se place sur le quai ; à l’avant, à l’arrière ou au milieu.
 

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