Cet article date de plus de 3 ans

Prison avec sursis requise contre deux rugbymen pour violences et agression sexuelle

Josaia Raisuqe est poursuivi pour violences et agression sexuelle, et Waisea Nayacalevu pour violences, après une altercation en juillet à proximité d'une boîte de nuit parisienne.
Josaia Raisuqe, ancien joueur du Stade Français, quitte le tribunal en compagnie de son avocat Thomas Koltz, après son procès pour agression sexuelle et violences.
Josaia Raisuqe, ancien joueur du Stade Français, quitte le tribunal en compagnie de son avocat Thomas Koltz, après son procès pour agression sexuelle et violences. © Thomas SAMSON / AFP
Le parquet de Paris a rendu ses réquisitions mercredi dans le procès de deux rugbymen : un an de prison avec sursis contre Josaia Raisuqe pour agression sexuelle et violences, et six mois de sursis contre l'ailier vedette du Stade Français, Waisea Nayacalevu. Contrairement à son compatriote fidjien, ce dernier était uniquement poursuivi pour violences en état d'ivresse.



Dans la nuit du 23 au 24 juillet, les rugbymen, qui jouaient alors tous les deux pour le Stade français, avaient été arrêtés en état d'ébriété après une altercation devant une discothèque du XIIIème arrondissement. Une femme de 35 ans affirme que Josaia Raisuqe, depuis licencié par le club, lui a "saisi les seins violemment et fortement". 

Joasaia Raisuqe nie l'agression sexuelle


Les deux amis qui accompagnaient la victime auraient, eux, reçu des coups de poings donnés par les joueurs. Ils se sont vu prescrire deux et trois jours d'incapacité totale de travail (ITT).


"Les prévenus minimisent les faits de violence même s'il y a un début de reconnaissance, a indiqué le procureur. Sur l'agression sexuelle par contre, Josaia Raisuqe exclut tout à fait avoir mis les mains sur la poitrine" de la plaignante. "Je n'ai jamais fait cela de ma vie, a déclaré le jeune sportif, arrivé en France en 2015. (...) Dans ma culture, la femme est très respectée."

"Ce n'est pas une petite agression sexuelle, a instisté le procureur, c'est une agression sexuelle." Le joueur, qui fêtait son anniversaire ce soir là, a reconnu avoir bu environ "douze pintes de bière et beaucoup de vodka". Le tribunal rendra sa décision le 30 janvier.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
stade français rugby sport justice société