Procès de Jean-Vincent Placé pour outrages et violences : le jugement attendu lundi

Jean-Vincent Placé à son arrivé au tribunal correctionnel de Paris, le 11 juillet 2018. / © Guillaume Georges/MaxPPP
Jean-Vincent Placé à son arrivé au tribunal correctionnel de Paris, le 11 juillet 2018. / © Guillaume Georges/MaxPPP

Le tribunal rendra sa décision lundi dans le procès de l'ex-secrétaire d'État Jean-Vincent Placé, poursuivi pour "violences volontaires en état d'ébriété", "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "injure à caractère raciale", après une soirée très alcoolisée à Paris en avril.

Par V.P. avec AFP

Une peine de 6 mois avec sursis a été requise à l'audience en juillet. Le parquet a également demandé une mise à l'épreuve de deux ans comprenant une obligation pour le prévenu de soigner son addiction à l'alcool et mille euros d'amende pour l'injure raciale.

L'ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre le 5 avril à la sortie d'un bar du VIe arrondissement de Paris, dont il venait d'être expulsé par un videur après un incident avec une cliente. Il est jugé pour des violences envers la jeune femme.
 

"Espèce de tocards !"


Il lui est également reproché d'avoir proféré des injures racistes à l'encontre du portier de l'établissement qui s'est interposé, et d'avoir outragé les policiers qui sont intervenus. À ces derniers, il avait notamment lancé: "Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis !".

Pour le procureur, Jean-Vincent Placé a exprimé dans ce dossier une forme de "désinhibition due à l'alcool mais aussi l'expression d'une forme de supériorité, de toute-puissance". À la barre, l'ancien secrétaire d'Etat a reconnu un comportement inapproprié mais s'est défendu de toute violence. "J'ai été rigolard, arrogant, prétentieux, peut-être même hautain. J'ai été extrêmement insistant et mon comportement était déplacé mais je n'ai pas été violent et n'ai pas prononcé de propos sexistes ni insultants", a-t-il plaidé.

Il a expliqué son addiction à l'alcool par un sentiment de solitude, sa difficulté à supporter une image publique d'opportuniste ambitieux. "Un jour la cuirasse a commencé à se fendre", a-t-il lâché, soulignant que son éloignement des "feux de la rampe" lui avait fait du bien.
 

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