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Un promoteur poursuit Jeudi Noir et Droit au Logement et réclame 2,7 millions d'euros

Un promoteur poursuit Jeudi Noir et Droit au Logement et réclame 2,7 millions d'euros
Une société immobilière espagnole réclame devant la justice 2,7 millions d'euros à l'association Droit au Logement et à deux militants de Jeudi Noir, en "dédommagement" d'une occupation en 2013 d'un immeuble vide à Paris. Le Dal a appelé à un rassemblement de soutien devant le tribunal.

Une société immobilière espagnole réclame devant la justice 2,7 millions d'euros à l'association Droit au logement et à deux militants de Jeudi Noir, en "dédommagement" d'une occupation en 2013 d'un immeuble vide à Paris. Le DAL a appelé à un rassemblement de soutien devant le tribunal.

Par Christian Meyze

Un promoteur réclame 2,7 millions d'euros au total, dont 500.000 euros au titre du préjudice moral, à l'association Droit au logement et à deux militants de Jeudi Noir pour l'occupation par des sans-logis d'un immeuble parisien vide depuis plusieurs années.

C'est dans les derniers jours de l'année2012, les 29 et 30 décembre que le DAL et Jeudi Noir, accompagnent une cinquantaine de familles pour les conduire jusqu'à un immeuble du 10ème arrondissement, au 2 rue de Valenciennes. L'immeuble, de 2000 mètres carrés, est un immeuble de bureaux, inoccupé depuis deux ans. Les familles s'installent et resteront presque deux années dans ces locaux, jusque dans le courant de l'année 2015.

Dès le début, le propriétaire de l'immeuble, un important groupe immobilier espagnol, entame des poursuites. L'endroit devient l'un des symboles des revendications autour du mal logement. Au point que la Ville de Paris s'invite dans le dossier et après une longue bataille judicaire, rachète le bâtiment pour y aménager une quinzaine de logements sociaux (pour 6,5 millions d'euros).

Un promoteur qui réclame encore plus

Pourtant, cette issue favorable, qui a permis au promoteur de réaliser une très confortable plus-value, n'éteint pas son action judiciaire. La société immobilière réclame aujourd'hui des dommages et intérêts, invoquant y compris un "préjudice moral". Ses demandent s'élèvent au total, à 2,7 millions d'euros !!! Ce qui, on le comprend, fait bondir le DAL et Jeudi Noir, qui soulignent à la fois l'important bénéfice réalisé dans la revente de cet immeuble à la Ville et le fait que le même promoteur a fait fortune pendant des années en Espagne, faisant partie de ces société immobilières qui ont amené au krach immobilier espagnol de 2008.






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