RÉCIT. Coupe du monde - Paris : de l'angoisse à la fête, entre Hôtel-de-Ville et les Champs-Elysées

Sur les Champs-Elysées, à Paris, dans la nuit du 10 au 11 juillet 2018. / © France 3 Paris IDF/E. Tixier
Sur les Champs-Elysées, à Paris, dans la nuit du 10 au 11 juillet 2018. / © France 3 Paris IDF/E. Tixier

Après avoir tremblé devant l'écran géant, qui retransmettait le match France-Belgique, en demi-finale de la Coupe du Monde, les supporters sont allés partager leur joie sur les Champs-Elysées, à Paris. Récit d'une folle soirée, où les générations se sont mêlées, et les souvenirs de 1998 ravivés.

Par Emmanuel Tixier

Sur les Champs-Élysées, c’est un défilé du 14-Juillet avant l’heure. Des milliers de personnes marchent au pas en remontant la célèbre avenue parisienne, au son de la Marseillaise.
"Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons..." Après la victoire de l’équipe de France 1 à 0 face à la Belgique, des scènes de liesse impressionnantes ont eu lieu durant la nuit de mardi à mercredi dans les rues de Paris.

Si t’as pas assisté au match, t’as raté ta soirée

L’Arc de Triomphe en toile de fond, des fumigènes ont été brandi par des supporters. Champagne, pétards… Le cocktail de cette folle soirée de fête, alors que la France semble revivre l'épopée de 1998.
"Si t’as pas regardé le match, t’as raté ta soirée", s’exclame un jeune homme encore sous le choc de cette qualification pour la finale. Sitôt le résultat tombé, ils sont comme lui des milliers à s’être retrouvés sur les Champs-Élysées.
 

Des airs de juillet 1998

Parmi eux, Gaëtan, 36 ans, et son petit garçon Gauthier, venus de Fresnes, dans le Val-de-Marne, pour l'occasion. La Coupe du Monde 1998, c’était il y a 20 ans, et Gaëtan s’en souvient comme si c’était hier. "J’ai essayé d’en parler à mon fils, le parcours des Bleus, Zizou… Je me souviens très bien de la finale. Je me souviens surtout que là où j’étais, il y avait beaucoup moins d’ambiance qu’ici !", sourit-il. Gauthier, lui, se souviendra de cette première vraie coupe du monde de son enfance : cette demi-finale durant laquelle il avoue avoir "tremblé".
Un peu plus tôt, c’est dans la fan zone que les supporters les plus motivés s’étaient donnés rendez-vous, sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville de Paris. Au milieu des 20.000 supporters français, quelques Belges, vaguement regroupés. Brent, originaire de la banlieue d'Anvers, avait pronostiqué 1-0, mais pour la Belgique. Prudemment, il avait toutefois confié : "Ce sont toutes les deux de bonnes équipes."

Ça fait depuis que je suis tout petit que cette histoire dure

Sur cette place, devant l'écran géant installé pour l'occasion, à quelques mètres de là, Aron est lui venu de l'île de Bonaire, dans les Antilles néerlandaises. "Pour les vacances avec ma famille", mais accessoirement, ce soir-là, pour soutenir les Bleus. "La France et moi, ça fait depuis que je suis tout petit que cette histoire dure. Aujourd’hui, évidemment je soutiens les Bleus", avoue-t-il.
Aron, venu des Antilles néerlandaises avec sa famille, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, à Paris. / © France 3 Paris IDF/ET
Aron, venu des Antilles néerlandaises avec sa famille, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, à Paris. / © France 3 Paris IDF/ET
Sourires crispés pendant la première mi-temps, mais la délivrance grâce au but de Samuel Umtiti. C’est alors que le cœur de Paris s’est remis à battre. Un soir de fête pour cette demi-finale. Avant une nouvelle soirée d’angoisse dimanche prochain.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus