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Référendum sur l'indépendance : le message de paix des étudiants calédoniens à Paris

Les drapeaux français et kanaks sur une mairie en Nouvelle-Calédonie. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Les drapeaux français et kanaks sur une mairie en Nouvelle-Calédonie. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le non à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie l'a emporté avec 56,4% des voix avec un taux de participation élevé (80,6%). Les étudiants néo-calédoniens à Paris ont été très concernés par cette consultation et se sont réunis à la Cité universitaire à Paris.

Par Norbert Cohen avec MT

Dans une allocution télévisée depuis l'Élysée, Emmanuel Macron a exprimé son "immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique" et que "la majorité des Calédoniens ait choisi la France". Il est 13 heures et le discours du président est écouté presque religieusement par des étudiants calédoniens à la Cité universitaire à Paris.

Toutes les opinions sont représentées : "J'aurai été pour l'indépendance, mais plus tard. Je pense que la Calédonie n'est pas prête à avoir une indépendance maintenant, économiquement, elle ne pourra pas s'en sortir", pense ainsi Robin, un étudiant en histoire.
 

"On sera toujours ensemble"

Par devoir de mémoire, Claude, étudiant en droit, a voté pour le "oui" à l'indépendance, pour ne pas oublier ses anciens qui ont lutté contre la colonisation française. "Il y a une forte mobilisation de la part des Calédoniens en général. Il y aura encore un référendum en 2020, peut-être que l'on va encore sensibiliser encore plus de jeunes."

Malgré le froid, ils sont restés là toute la matinée à attendre les résultats, les yeux rivés sur leurs portables. Chacun pouvait exprimer son opinion, toujours dans la bonne humeur. "Que ce soit oui ou non, ce n'est pas grave, on sera toujours ensemble, on va toujours continuer à vivre en paix", explique Lina Waka-Céou, une étudiante.
 

Travail de réconciliation

"C'est essentiel pour nous de se retrouver. Peu importe les couleurs politiques de chacun, les opinions et surtout les ethnies, il fallait que l'on soit tous ensemble", affirme Sunaiko Haocas, présidente de l'association des étudiants et stagiaires kanaks de Paris.

Le référendum était destiné à poursuivre le travail de réconciliation entamé en 1988 avoir les accords de Matignon. 30 ans après, sur cette pelouse parisienne de la Cité universitaire, le message a l'air d'être bien passé.

► Les résultats détaillés peuvent être consultés ici.

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