A République, une manifestation pour dire non à l'homophobie, après une série d'agressions à Paris

Un drapeau arc-en-ciel, à la Gay Pride d'Athènes, en 2018. / © EPA/MAXPPP
Un drapeau arc-en-ciel, à la Gay Pride d'Athènes, en 2018. / © EPA/MAXPPP

Des associations appellent à manifester dimanche après-midi à République contre l'homophobie, après une série d'agressions à Paris contre des personnes de la communauté LGBT.

Par France 3 Paris IDF/ET

Un appel à manifester, pour ne pas laisser s'installer la violence. SOS Homophobie et Inter-LGBT organisent une "mobilisation contre les LGBTphobies", dimanche à 17 heures, place de la République, à Paris. Un appel lancé après une série d'agressions contre des personnes homosexuelles dans la capitale.

Des centaines de personnes se sont retrouvées sur la place de la République pour dire non à l'homophobie, comme en témoigne ce Facebook Live, réalisé dimanche après-midi.
Selon les organisateurs, cette manifestation vise à "soutenir les victimes et exiger des pouvoirs publics des mesures concrètes contre les LGBTphobies et en faveur de l’égalité des droits". Les associations estiment que "depuis plusieurs semaines, presque quotidiennement, des agressions lesbophobes, gayphobes, biphobes ou transphobes se succèdent sur l’ensemble du territoire". Des agressions qui prennent la forme de "dégradations, insultes, agressions physiques", expliquent les associations sur la page de l'événement Facebook.
 

Insultes et attaques physiques

Plusieurs agressions à caractère homophobe ont eu lieu, à Paris, en seulement quelques semaines. Deux jeunes hommes ont été la cible de coups et d'insultes, le 18 septembre, dans le 20ème arrondissement de la capitale. L'un d'entre eux, Arnaud G., comédien, avait choisi de témoigner et de publier la photo de son visage tuméfié sur les réseaux sociaux.
Le 6 octobre, une agression avait cette fois visé deux hommes qui s'étaient embrassés, dans le 19ème arrondissement. Une agression fermement condamnée par de nombreux élus franciliens, d'Anne Hidalgo à Pierre-Yves Bournazel, en passant par Valérie Pécresse.
Des hommes, mais aussi des femmes ont été les victimes de ce type d'agressions. Le 8 octobre dernier, un couple de jeunes femmes avait ainsi essuyé des insultes à caractère homophobe, et l'une des femmes avait été frappée au visage.
Pas plus tard que vendredi soir, un homme homosexuel a été insulté et frappé alors qu'il tentait de filmer ses agresseurs, boulevard de Sébastopol, dans le 1er arrondissement de Paris. Quatre interpellations ont eu lieu dans cette affaire. 
Un peu plus tôt dans la semaine, c'est un couple qui circulait à bord d'un VTC qui a été là aussi insulté, puis frappé par le chauffeur.
 

Le débat sur la PMA en toile de fond

Sur Facebook, les organisateurs de la manifestation disent craindre de "voir resurgir des propos et slogans particulièrement violents à l’égard des familles homoparentales et des personnes LGBT", alors que va bientôt s'ouvrir le débat parlementaire sur l'extension de la PMA, la procréation médicalement assistée.

Le 11 octobre dernier, le président de SOS Homophobie Joël Deumier avait pointé du doigt les "discours stigmatisants sur les familles homoparentales et les LGBT (qui) sont une cause de ce regain" de violence.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les utilisateurs de trottinettes Lime vont devoir payer lors d'une mise en fourrière

Les + Lus