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Taxify, une des plateformes de VTC qui jouait sur l'ambiguïté, va devoir changer de nom

La plateforme de réservation de VTC Taxify, a été condamnée par le tribunal d'instance de Paris à changer de nom en France, au motif que cette appellation crée une confusion avec les services concurrents de taxis
© MaxPPP
Nouvelle venue à Paris où elle cherche à se faire une place aux côtés d'acteurs bien implantés comme Uber, Taxify avait été assignée en justice fin novembre 2017 par des syndicats de taxis.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris lui a ordonné "de cesser toute utilisation du mot taxi" dans ses activités de centrale de réservation de VTC et dans sa communication.
"Il est manifeste que sa dénomination, au sein de laquelle le terme taxi est mis en exergue, crée d'évidence une confusion sur son activité pourtant étrangère à celle de taxi", dit le TGI de Paris. Le tribunal estime que cette "confusion est volontaire puisqu'elle emprunte le terme litigieux à une profession concurrente" et qu'elle "est susceptible de créer un préjudice à la profession de chauffeur de taxi, seule soumise à une réglementation contraignante".

La plateforme de réservation a également été condamnée à verser 3.000 euros à plusieurs syndicats de taxi, dont l'Union nationale des industries du taxi (UNIT) et la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI).

Arrivée en octobre à Paris, Taxify avait annoncé vouloir conquérir un tiers du marché parisien des VTC en un an. L'entreprise a noué l'été dernier une alliance avec le colosse chinois du VTC et du taxi, Didi Chuxing, qui a pris un peu moins de 20% du capital. Didi Chuxing, qui avait racheté l'an dernier les opérations d'Uber en Chine, affirme contrôler aujourd'hui 90% du marché des VTC dans son pays et compter 400 millions d'usagers.
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