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Le trafic des trains totalement interrompu entre Paris et le sud-ouest de la France

Certains trains ont plus de 5 heures de retard. / © Floriane Olivier - France 3 Paris - Île-de-France
Certains trains ont plus de 5 heures de retard. / © Floriane Olivier - France 3 Paris - Île-de-France

Des salariés de la papeterie Arjowiggins, menacés de liquidation judiciaire, occupent les voies de la gare de Vendôme (Loir-et-Cher). Au moins 16.000 personnes sont concernées par l'interruption de la circulation. Des perturbations ont aussi eu lieu entre Paris et Le Mans.

Par Marc Taubert avec AFP

Une centaine de salariés du papetier d'Arjowiggins, menacés de liquidation judiciaire, ont occupé les voies de la gare de Vendôme (Loir-et-Cher), perturbant fortement le trafic des TGV, depuis 11h 20 ce lundi 25 mars.
Ils veulent exprimer leur inquiétude à la veille de la décision du tribunal de commerce de Nanterre sur l'avenir du papetier, placé en redressement judiciaire en janvier.

À 17 heures, au moins 16.000 personnes étaient concernées, a précisé la SNCF. L'entreprise a dû couper l'alimentation électrique pour ne pas mettre en danger les manifestants. Les trains qui circulent désormais sur des voies classiques auront jusqu'à 5h30 de retard.
 

Trois usines menacées de fermeture

Trois usines sont menacées de fermeture, dont deux dans la Sarthe, à Bessé-sur-Braye (580 emplois) et à Saint-Mars-la-Brière (270 emplois).
 

Des perturbations entre Le Mans et Montparnasse

De violentes manifestations de forains ont lieu au Mans (Sarthe), ce lundi 25 mars. D'abord autour de la mairie, des groupes se sont déplacés notamment sur les voies de la SNCF.
Aux alentours de 14 heures, le trafic a pu néanmoins reprendre.
 

La mairie du Mans visée

Casqués, masqués, cagoulés, les manifestants étaient venus munis de battes de baseball, de barres de fer, de frondes et de masques à gaz.

La situation a rapidement dégénéré en échauffourées : des manifestants ont enflammé une caravane qu'ils ont jetée en direction des forces de l'ordre qui ont tiré des grenades de désencerclement pour disperser les manifestants.
La mairie du Mans, "directement visée par les forains qui veulent tout détruire", a de nouveau due être évacuée, a indiqué le maire socialiste Stéphane Le Foll dans un communiqué.

"On a appelé à un combat local, malheureusement, ils ont tous les droits et nous on n'en a pas", a déclaré à l'AFP Norman Bruch, du syndicat des forains Cidunati. "La question est de nourrir les 65 familles de forains pendant trois week-ends. Si on enlève votre salaire du jour au lendemain, vous ne seriez pas content", a souligné M. Bruch.
 

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