Transilien, interruption de la ligne N tous les week-ends entre Paris et Versailles : "On est encore partis pour des mois de galère"

Des travaux sur le tronçon reliant Paris Montparnasse à Versailles Chantiers impactent le trafic de la ligne N tous les week-ends jusqu'à la fin mars. Une interruption qui agace les usagers, obligés d'emprunter des trajets alternatifs plus longs.

"Les gens qui bossent le samedi matin, on fait comment ? Je prends le train de 5h26 du matin, et c'est le premier train, j'ai pas le temps de faire des changements sans arriver en retard". Sur X, l'agacement de certains usagers se fait sentir depuis le début des travaux sur la ligne N, qui provoque l'interruption du trafic entre Paris Montparnasse et Versailles Chantiers tous les week-ends.

Sur ce qui était anciennement Twitter, des Franciliens racontent leur mésaventure : "J'ai galéré, heureusement que j'habite près de Versailles Chantiers donc j'avais le [RER] C et la [ligne] U, mais ils passent jamais", déplore une usagère. "J'ai dû prendre un Uber... 30 euros aller, 30 euros retour et ça va être ça tout le mois. Merci le service !", se désole une autre. 

D'importants travaux à réaliser 

Depuis le 10 février et jusqu'au 31 mars, le trafic est totalement interrompu les samedis et dimanches entre Paris et Versailles. Le lundi 1er avril, le trafic sera également à l'arrêt. Raison : le renouvellement du système d'aiguillage, autrement dit, ce qui permet d'orienter le train d'une voie à une autre.

Réalisée entre les gares de Clamart de Vanves, cette opération de régénération est "essentielle" selon SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires. "Si on ne renouvelle pas l'aiguillage, on s'expose à de futurs ralentissements sur notre ligne. Nous sommes obligés de faire ces travaux pour assurer la performance de la ligne et la qualité de notre service", indique le gestionnaire, qui a récemment lancé une application permettant de suivre l'état des travaux sur le réseau ferré francilien. Des travaux de "finition" sont également prévus du 8 avril au 11 mai de 22 heures à 6 heures. 

Le trafic partiellement maintenu 

Le trafic est toutefois maintenu entre Versailles Chantiers et les différents tronçons de la ligne N. Pour les voyageurs de l'axe Rambouillet, la ligne U, qui relie initialement les gares de La Défense à La Verrière, sera exceptionnellement rallongée jusqu'à Rambouillet. Le trafic sera renforcé, avec un train par sens toutes les demi-heures, contre un train toutes les heures en temps normal. 

Pour les axes Plaisir-Grignon et Dreux, toutes les gares intermédiaires seront desservies. Sur son site, Transilien SNCF prévient toutefois que des modifications d'horaires sont à prévoir.

Les usagers de la ligne N en direction de Mantes-la-Jolie devront quant à eux opérer un changement de train en gare de Plaisir-Grignon. Un changement qui s'explique par l'incapacité pour la gare de Versailles Chantiers "d'accueillir autant de trains terminus en provenance de la ligne N tout au long de la journée".

Transilien SNCF indique ainsi que "parmi les autres gares desservies par les trains de l’axe Paris <> Mantes, seule la gare de Plaisir – Grignon dispose des installations requises pour recevoir des trains terminus et permettre leur retournement en direction de Mantes/Épône."

Des itinéraires alternatifs 

Pour les usagers impactés par l'interruption du trafic entre Versailles Chantiers et Paris Montparnasse, plusieurs trajets alternatifs existent, via le RER C, les lignes 6,9 et 13 du métro ainsi que par certaines lignes de bus. À titre d'exemple, pour relier la gare de Montparnasse à celle de Viroflay-Rive Gauche, il faudra emprunter le métro 10 puis le RER C.

Là encore, ces itinéraires alternatifs sont loin de convaincre. Une usagère dénonce notamment sur le site Transilien la difficulté d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Elle pointe également le rallongement du temps de parcours : "Le T6 triple la durée d’un trajet entre Paris et Viroflay (même pas Versailles !), le 171 laisse des usagers à quai dès le pont de Sèvres, soit le départ, et n’est pas renforcé. Le RER C, quand il circule le soir, faut le trouver, la branche ouest est justement la première à être sacrifiée justement parce que la N existe. [...] Bref, on est encore partis pour des mois de galère."