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Valérie Pécresse, un an au conseil régional : ce qui est fait et ce qui reste à faire

© ERIC PIERMONT / AFP
© ERIC PIERMONT / AFP

Un peu plus d'un an après son élection à la présidence du conseil régional, Valérie Pécresse est l'invitée de Dimanche en politique, le 8 janvier. Nous avons passé en revue 10 engagements de campagne, au crible des faits : sécurité, gestion, valeurs... Ce qui a été fait, et ce qui reste à faire.

Par Danièle Cossettini

Un peu plus d'un an après son élection à la présidence du conseil régional, Valérie Pécresse est l'invitée de Dimanche en politique, le 8 janvier. Nous avons passé en revue 10 engagements de campagne, au crible des faits : sécurité, gestion, valeurs... Ce qui a été fait, et ce qui reste à faire.

« Un bouclier pour votre sécurité »

La région débloque trois millions d'euros au titre du bouclier de sécurité, en plus des fonds ajoutés par le gouvernement. Ce sont les premiers durcissements pour lutter contre la fraude dans les transports. Les premiers agents supplémentaires sont déployés dans les gares et les bus. Les équipements dans les transports sont modernisés avec l’installation de caméras numériques et validateurs de ticket.

Les maires peuvent également demander et recevoir des aides financières pour l’achat de véhicules, gilets pare-balles, caméras embarquées pour leur police municipale. En 2016, la somme de 5,2 millions d’euros est répartie pour la rénovation de certains commissariats et casernes de gendarmeries.

La région finance les tests salivaires et des éthylotests pour les lycées. Ces tests salivaires sont destinés à détecter la consommation de cannabis et d’alcool chez les lycéens. Les établissements scolaires pourront utiliser ces tests après accord du conseil d’administration.

« Mettre fin aux gaspillages indécents »

La présidente de la région fait adopter une charte pour « une nouvelle éthique ». Elle demande aux élus de déclarer leurs revenus et patrimoine. Elle impose la fin des passe-droits pour les embauches. Elle supprime les séances de nuit du conseil régional, jugées trop coûteuses. Les frais de repas et de réception sont plafonnés. Le nombre de voitures de fonction est réduit.

Les élus et les 2.500 salariés de l'institution vont s'installer dans deux immeubles en construction à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Le début du déménagement effectif est prévu pour janvier 2018.

« Le strict respect des valeurs de la république »

L’aide aux sans-papiers est annulée avec la suppression des 75 % de réduction des tarifs de  transports qui était financée par la région aux étrangers en situation irrégulière. 

« Créer des emplois »

Valérie Pécresse s’attaque à l’emploi avec 100.000 places de stage qui doivent être créées pour les jeunes d’ici 2021. La région organise la conférence sur la croissance, l’emploi et l’innovation. Le conseil régional facilite le crédit aux TPE et PME et accompagne également leur transition au numérique et écologique. 

Parallèlement, largement critiqué par l’opposition, Valérie Pécresse ampute de 4,16 millions d’euros d’aide à l’insertion. La région renégocie la convention avec Pôle emploi.

« L’égale dignité des territoires »

Pour en finir avec la « spirale des ghettos », le seuil des 30 % de logements sociaux ne sera plus figé si certaines communes ont les moyens de les répartir. Les élus de la région valident ce nouveau dispositif avec une majorité de 134 voix contre 63.

La présidente de la région annonce pour 2021 la fin du ticket de métro. L’élue souhaite développer un système qui permettra de télécharger son Passe Navigo via son portable. Pour 8,5 milliards d’euros, Valérie Pécresse prévoit le déploiement de 700 trains neufs ou rénovés, du RER au transilien, d’ici cinq ans.

« L'éducation » et « Soutenir les familles »

Si, en 2012, la gauche avait supprimé les aides aux lycéens du lycée privé, la nouvelle majorité de droite et du centre les rétablissent en mai 2016. Elles sont au nombre de quatre : l’aide à l’acquisition des manuels scolaires, à l’équipement pour certaines filières techniques (131euros par élève pour 2016-2017), à la demi-pension (de 87 à 215 euros en fonction du quotient familial), aide enfin aux frais des concours. Il s’agit d’une enveloppe de 1,6 million d’euros pour 20 % des 500.000 élèves franciliens. L'élue propose davantage d’autonomie budgétaire. 10 établissements volontaires sont  incités à expérimenter le « budget d’autonomie » dont le montant de 780.000 euros dès la rentrée 2016.

La région veut combler le fossé existant entre Paris et la banlieue avec un plan de rattrapage du numérique dans les lycées de banlieue, une enveloppe de sept millions d’euros est affectée. Un calendrier est mis en place dans les départements franciliens, il débute avec la Seine-et-Marne, en 2016, et se terminera par les Hauts-de-Seine, en 2020.

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