VIDEO. Vivre en colocation plutôt qu'en EPHAD, le choix de plus en plus de seniors

Une maison partagée vient d'ouvrir à Fontains en Seine-et-Marne. Une alternative aux EPHAD dans une structure à taille humaine où les personnes âgées peuvent vivre à leur rythme.

En cuisine, il est déjà l'heure de préparer le repas et c'est Jean-Louis et Gislaine, deux colocataires arrivés récemment, qui s'y collent. Après une semaine sous le même toit, Gislaine l'admet "je suis mieux que toute seule chez moi. J'avais une très belle maison mais toute seule ce n'est pas toujours évident". 

À l'étage, sept chambres, salles de bains et un séjour avec ascenseur sont accessibles aux colocataires. Des assistantes de vie sont présentes nuit et jour et les résidents vivent à leur rythme, comme à la maison. Marion Leda, la responsable de la maison partagée leur laisse une certaine liberté "s'ils veulent se lever plus tard, à la limite du raisonnable bien sûr, on va à leur rythme. C'est vraiment chez eux (...), nous, on est là pour qu'il y ait une sécurité et que la maison tourne bien, qu'ils se sentent bien et voilà".

Une solution adaptée à la maladie d'Alzheimer

Jean-Louis, 61 ans, présente les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Son foyer d'hébergement n'était plus en capacité de le prendre en charge alors sa famille a opté pour cette colocation plutôt qu'un établissement spécialisé. Pour Yolande Ballin, la sœur de Jean-Louis, "nous, un EPHAD, on se disait, ce n'est pas sa place. Ils sont beaucoup trop nombreux dans un EPHAD, ils n'ont pas le temps, ils ne s'investissent pas assez". 

Il existe cinquante maisons partagées en France où se côtoient sept résidents maximum et leurs assistants. Ils sont logés, nourris et pris en charge pour un total de 2 000 euros par mois et par locataire, le tout variant en fonction de l'aide des collectivités. "On sait aujourd'hui qu'il y a 1,2 million de personnes diagnostiquées Alzheimer dont un quart sont en situation grave ou sévère. On sait aujourd'hui qu'il manque 200 000 places de ce type-là et que la maladie continue de progresser, l'allongement de la vie fait qu'on va avoir de plus en plus de cas" explique Djamel Souami, directeur général de Cette Famille.

D'autres maisons comme celle de Jean-Louis et Gislaine ouvriront bientôt en région parisienne. 

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