Plusieurs maires d'Ile-de-France interpellent le Premier ministre pour rouvrir les commerces de proximité

Dans une lettre commune, les maires de Paris, Saint-Denis, Argenteuil, mais aussi d'autres villes de France, interpellent Jean Castex pour obtenir une réunion afin de discuter de la réouverture des commerces de proximité, notamment les librairies, pendant le confinement.

De nombreux maires se mobilisent pour permettre aux commerces de proximité, comme les librairies, d'ouvrir pendant le confinement.
De nombreux maires se mobilisent pour permettre aux commerces de proximité, comme les librairies, d'ouvrir pendant le confinement. © Eric Piermont / AFP
Le collectif France Urbaine, une association réunissant les grandes villes de France, a adressé samedi 31 octobre une lettre au Premier ministre Jean Castex, pour demander une réunion afin de revoir les conditions du reconfinement. Les signataires de cette lettre, parmi lesquels figurent les maires de Paris, Saint-Denis et Argenteuil, soulignent l'inégalité de traitement entre les commerces de proximité, comme les librairies, et les supermarchés.

Les nombreux maires des villes qui ont signé cette lettre commencent par affirmer leur soutien envers la décision du chef de l'Etat de confiner l'ensemble du pays, une "décision difficile mais nécessaire, compte tenu de l'évolution de la pandémie". Ils assurent qu'une "cohésion nationale est absolument fondamentale pour la lutte contre l'épidémie et la pleine efficacité des mesures que vous avez détaillées".
 

"La mesure la moins comprise"

"Manifestement, la mesure la moins comprise est l'inégalité du traitement entre les commerces de proximité, à l'exemple, mais il n'est pas le seul, des librairies, et les grandes surfaces commerciales", poursuivent-ils. Ils demandent alors au Premier ministre de "travailler rapidement à une solution"

De son côté, Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, a également écrit une lettre du même acabit au Premier ministre. "Autoriser la vente de matériel de bricolage, de tabac ou de textile et interdire les livres ne répond d'aucune logique, ni sanitaire, ni relevant des besoins essentiels", écrit-il. Il assure que si ce point est réévalué en faveur des commerces, "nous mettrons en place les moyens de contrôle dont vous savez qu'ils reposent majoritairement sur nos ressources propres".
 
L'association des Maires d'Ile-de-France (AMIF) a également produit un communiqué similaire. "En autorisant des grandes surfaces à vendre des produits « non essentiels » au prétexte qu’elles vendent également des produits alimentaires, l’Etat s’ingère gravement dans le principe de libre-concurrence du commerce, en entraînant une rupture d’égalité de traitement", détaille le communiqué. L'AMIF propose que des dérogations soient rendues possibles par les préfets de département pour que les commerces puissent ouvrir. 
 
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rétorqué sur BFM-TV qu'il trouvait que les maires qui prenaient des arrêtés pour rouvrir ces commerces étaient "irresponsables""Ces maires pensent qu'ils soutiennent les commerçants, mais ils mettent en danger la santé des Français", a-t-il déclaré.

Jean Castex devrait aborder ce sujet lors de son passage au 20 heures de TF1 ce dimanche soir. 

 
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