Pour Jean-François Delfraissy, il faudra "probablement aller vers un confinement"

Les variants britannique et sud-africain gagnent du terrain, particulièrement en Île-de-France.

Jean-François Delfraissy lors de son audition au Sénat. © AFP - Thomas SAMSON
Jean-François Delfraissy lors de son audition au Sénat. © AFP - Thomas SAMSON

Vers un troisième confinement ? C’est le sentiment du président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy. Il a affirmé hier soir qu’il "faudra probablement aller vers un confinement" dont les conditions relèvent d'une "décision politique".

La raison première d’une telle décision : faire face aux nouveaux variants du virus qui ne cessent de gagner du terrain, particulièrement en Île-de-France. Le variant anglais y représenterait selon M. Delfraissy, 7 à 9% des cas de covid-19 aujourd’hui, contre 1% des cas pour le variant sud-africain.

Ces mutants, plus contagieux que la source classique que nous avons connu ces derniers mois "changent complètement la donne", a expliqué le professeur Delfraissy. "Il y a urgence (…) Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée. On est dans une semaine un peu critique", a-t-il martelé.

 

"Tous les scenarii sont sur la table"

"Les mesures intermédiaires n'ont pas suffisamment marché pour les variants, mais le confinement en Angleterre et en Irlande montre un début de diminution de la courbe. Cet outil très barbare a une activité sur la circulation du virus et du variant", précise Jean-François Delfraissy. "Si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation extrêmement difficile, comme les autres pays (européens), dès la mi-mars", insiste le président du conseil scientifique. 

Ni l’Élysée ni le gouvernement n’a pour l’instant fait d’annonce sur une possibilité de reconfinement, mais "par principe, tous les scenarii sont sur la table" avait indiqué hier le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

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