Que représente encore le 11 novembre pour la nouvelle génération ?

C'est en substance ce que propose un sénateur UDI-UC en déposant une proposition de loi créant un jour de mémoire pour la jeunesse.

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Le sénateur UDI-UC Vincent Delahaye a annoncé lundi, deux jours avant les célébrations de l'anniversaire de l'armistice du 11 novembre, le dépôt d'une proposition de loi créant un jour de mémoire pour la jeunesse.

"Les cérémonies nationales actuelles ne rassemblent souvent plus que des élus et des anciens combattants autour d'une gerbe, de drapeaux et d'un discours qui n'est plus entendu par le plus grand nombre", écrit le sénateur-maire de Massy (Essonne) dans un communiqué.

"Quinze journées de commémorations sont réparties sur l'année", ajoute-t-il en affirmant qu'"elles manquent malheureusement l'un de leurs principaux objectifs : développer le devoir de mémoire, en particulier auprès de la jeunesse". "Celle-ci ne se sent pas concernée" et "la plupart du temps, elle
ne sait même pas ce que représente un monument aux morts",
poursuit-il.

Il propose donc que "chaque enfant travaillerait spécifiquement sur le devoir de mémoire à trois reprises au cours de sa scolarité (CM2, 5e et Seconde), avec une réflexion de fond adaptée à son âge". "La restitution de ce travail aurait lieu lors du jour de mémoire, organisée par la commune, en lien étroit avec les associations d'anciens combattants", ajoute M. Delahaye. Ce jour "aurait lieu le dernier jeudi du mois de mai, hors vacances scolaires et jours fériés".