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Le réseau de proxénétisme sud-américain était géré en famille

Un agent des forces de l'ordre. (Photo d'illustration) / © Patrick Kovarik - AFP
Un agent des forces de l'ordre. (Photo d'illustration) / © Patrick Kovarik - AFP

A l’issue de huit mois d’enquête, les policiers accompagnés des enquêteurs du Groupement Intervention Régionaux ont démantelé un réseau de proxénétisme sud-américain installé à proximité de Mantes-la-Jolie qui alimentait en prostitués, la grande couronne parisienne.

Par EB

C’est lors d’un contrôle routier en août 2016, que l’affaire débute… un couple est interpellé en possession de munitions de catégorie B dans son véhicule. La perquisition révèle alors la présence à leur domicile de matériels laissant penser que des femmes se livrent à la prostitution.

Les surveillances, les écoutes téléphoniques poursuivies par la sûreté départementale, conjointement avec les enquêteurs du GIR mettent en évidence une véritable association de malfaiteurs.

Entre les 21 et 23 mars 2017, une vaste opération est organisée en plusieurs points d’Ile-de-France. Elle conduit à l’interpellation de l’ensemble des protagonistes. Les perquisitions permettent la saisie de 6000 € et de 900 livres anglaises en passe d’être transférées en Colombie via Western Union.

Un réseau de prostitution geré en famille

La tête du réseau de prostitution était tenue par une ressortissante colombienne. Elle louait pour un total de 4000 € par mois 6 appartements à Mantes-la-Jolie, Arpajon, Versailles et Fontainebleau où elle plaçait des filles hispanophones. Son mari donnait un caractère familial à cette entreprise criminelle en suivant les annonces des sites de rencontre et en transférant une partie des gains récoltés en Colombie. Une autre prostituée espagnole se chargeait de la gestion des annonces sur les sites Internet de rencontre.

Un autre individu fournissait les faux papiers nécessaires pour les contrats de location des meublés, papiers qu’il obtenait auprès d’un faussaire demeurant à Nanterre.  Au total depuis deux ans, une dizaine de filles « franchisées » se succédaient dans les appartements de la colombienne à Mantes-la-Jolie, Fontainebleau, Arpajon ou Versailles, procurant à cette dernière 3200 € de revenus mensuels qu’elle cumulait avec le produit de sa propre prostitution soit 500 € par semaine.

Chaque prostituée quant à elle générait environ 1500 € de revenu hebdomadaire dont elle semblait conserver la libre disposition, plusieurs étant mères de famille et transférant l’argent tantôt en Espagne tantôt en Italie ou en Colombie.

Sur les instructions du parquet, les cinq mis en cause ont été déférés. La colombienne, son mari et la prostituée ont pour leur part été écroués. 


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