Dans le rétro. Des rires et des larmes... C'est la rentrée des classes (vue par la télé, en archive)

La joie des retrouvailles, après une journée d'école. / © France 3 Paris IDF
La joie des retrouvailles, après une journée d'école. / © France 3 Paris IDF

Voici la rentrée des classes, elle revient immanquablement chaque année en septembre comme la chute des feuilles du marronnier dans la cour de récréation. Et les archives de la télé sont là pour nous montrer que rien n'a beaucoup changé...

Par France 3 Paris IDF/Sylvie Drouin

Voici la rentrée des classes, elle revient immanquablement chaque année en septembre comme la chute des feuilles du marronnier dans la cour de récréation. Les années passent et l’événement reste pour petits et grands un repère dans le calendrier marquant le passage soudain du temps libre et insouciant des longues vacances d’été à celui, studieux et obligatoire, de l’école. Mais la rentrée a-t-elle toujours été la même ?

Les archives de la télévision témoignent de ce moment de séparation, parfois émouvant, du matin de la rentrée. En cela rien ne change, ce sont toujours les mêmes images d’enfants tirés à quatre épingles dans leurs vêtements neufs, cheveux fraîchement coupés pour les garçons, et coiffées avec soins pour les filles.
Au cours de l’histoire, le calendrier scolaire a varié. Les moissons et les vendanges exigeaient la présence des enfants dans les exploitations jusqu’à la fin du mois de septembre.

En 1957, à Paris comme partout en France, le jour de la rentrée était le 1er octobre. En ce temps-là, les écoles n’étaient pas mixtes. Sur le chemin de l’école, les jeunes garçons traversaient les passages cloutés sous l’œil vigilant des gardiens de la paix. Et, la voix élégante de Jacques Chancel commentait cette matinée particulière dans son émission pour la jeunesse de l’ORTF pour accompagner les petites parisiennes du square de la place des Vosges jusqu’à leur école.
 

Une légère appréhension

Dès 1960, la rentrée des classes est avancée à la mi-septembre, mais les plus petits sont, le plus souvent, accompagnés de leur maman qui peut, parfois, montrer une légère appréhension derrière leur sourire. Ainsi, en 1963, la petite Isabelle entre à la grande école. Entend-elle les mots qui se veulent rassurants ? "Tu vas retrouver tes petites amies, une gentille maîtresse."

Un père lâche la main de son garçon dans la cour de récréation : "Surtout il ne faut pas pleurer, tu es un homme (...) Alors tu es bien courageux et tu es bien sage, hein ? Vas-y !" La rentrée, c’est le jour des meilleures intentions. Chacun s’applique et donne le meilleur et se promet d’être un bon élève. Le premier jour, tout est possible. Combien de temps tiendront les promesses ? Ce qui ne change pas, c’est l’émotion. Chacun se souvient de ce mélange de crainte et d’excitation.

En 1967, cette année-là, sur le seuil d’une école maternelle de banlieue, la rentrée des classes vire au cauchemar pour les plus jeunes qui ne veulent pas la faire, cette première rentrée. Ils se débattent comme ils peuvent entre cris et pleurs. Et pour enrayer la contagion, la maîtresse s’empare des plus éplorés et les traîne au plus vite dans sa classe. Heureusement, lorsque la cloche sonne, c’est l’heure de la délivrance et la joie des retrouvailles. Ils peuvent être fiers, la rentrée c’est fini et demain tout recommence…




 

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