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Parole de “gilet jaune” : le quotidien d'une famille en Seine-et-Marne

Cette famille qui vit dans un village de Seine-et-Marne, ne peut se passer de sa voiture. / © France 3 Paris - Île-de-France
Cette famille qui vit dans un village de Seine-et-Marne, ne peut se passer de sa voiture. / © France 3 Paris - Île-de-France

Des Français en colère, comme cette famille qui réside dans un village de Seine-et-Marne, à 85 km au sud de Paris. Avec leurs 5 enfants, impossible de se passer de la voiture.

Par Farid Benbekaï avec MT

Aux alentours de Nemours (Seine-et-Marne), il n'y a plus de petits commerces. "Je n'ai même pas de boulangerie", rapporte Sylvie Abreu qui réside à Faÿ-lès-Nemours avec son mari, Pédro Gonçalvez et ses cinq enfants. Elle parcourt ainsi 35 km par jour.

Si elle voulait remplacer son véhicule par le bus, ce serait compliqué. Il y a une ligne qui passe pourtant par son village, mais les horaires sont restreints. "Il y a deux bus, un à 6h 06 et à 7h 09. Après il y a une heure creuse entre 7 heures et 13 heures. Et à 19 heures, je ne peux plus sortir de chez moi si je n'ai pas de véhicule", témoigne la mère de famille.
Des véhicules, la famille en possède deux sans compter la camionnette professionnelle de Pédro Gonçalvez. Chaque semaine, ils dépensent ainsi 200 euros dans les pleins de carburants. À cela, il faut ajouter la facture de fioul de la chaudière. "Si je dois la remplir, j'en aurai pour 1.500 euros", détaille le père de famille.
 

Des fins de mois plus difficiles

Quand ils se sont éloignés de Paris avec leurs enfants, ils espéraient des fins de mois plus faciles. Mais ils paient 1.000 euros de taxe foncière, 250 euros de taxe d'habitation plus l'impôt sur le revenu et les pleins de carburant.

"Je dois diminuer tous mes frais, même pour Noël, parce que j'ai trop de frais de carburant et je dois limiter mon budget pour ce qui est loisirs, Fêtes, etc.", explique Sylvie Abreu.
Moins polluer, être plus écolo, bien sûr qu'ils n'y sont pas opposés. C'est juste que rouler propre, cela coûte cher. Alors pas question de changer de voiture pour Sylvie Abreu. "On nous dit qu'il ne faut plus polluer, qu'il faut prendre des voitures électriques. Mais nous n'en avons pas les moyens !"
 

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