Adolescent tué à Bondy : "Peu importe où tu es, tu seras toujours dans le coeur des Bondynois"

Aymen qui allait avoir 16 ans est mort dans les bras de son père. L'attaquant du PSG Kylian Mbappé, originaire de Bondy, a rendu hommage au jeune homme tué par balle suite à un différend vendredi 26 février à Bondy. Une marche blanche en sa mémoire devrait avoir lieu samedi prochain.

Aymen est décédé Espace Nelson Mandela à Bondy en Seine-Saint-Denis.
Aymen est décédé Espace Nelson Mandela à Bondy en Seine-Saint-Denis. © THOMAS COEX / AFP

L'attaquant du PSG Kylian Mbappé, originaire de Bondy, a rendu hommage au jeune Aymen qui est mort vendredi 26 février tué par balle Espace Nelson Mandela, une maison de quartier de Bondy.

"Il n'y a pas d'au revoir pour nous. Peu importe où tu es, tu seras toujours dans le coeur des Bondynois. Repose en paix", a posté l'international français sur son compte Twitter.

Mort pour "un différend"

"Il apparaît qu'un différend opposait la victime et ses agresseurs depuis près d'un an sans que l'origine ne soit, pour l'heure, connue", a révélé le parquet de Bobigny dans un communiqué.

Selon les premiers éléments de l'enquête, une première altercation a opposé la victime et les deux mis en cause vendredi. Les animateurs de la maison de quartier Nelson Mandela à Bondy sont intervenus pour les séparer. Puis le père de l'adolescent est venu chercher son fils mais une seconde altercation l'a opposé aux deux frères restés à proximité, selon le communiqué.

Vers 17 heures, les deux individus circulant à bord d'un scooter sont revenus sur place. Le passager arrière porteur d'une arme à feu a glissé le canon dans l'entrebâillement de la boîte aux lettres et a tiré, blessant mortellement Aymen. 

Le père de l'adolescent, Ahmed Kaid, était présent. "Au moment où il (l'assaillant) a attrapé la porte, la directrice elle m'a dit c'est lui c'est lui, il ne faut pas ouvrir la porte", a-t-il témoigné au micro de France 3. L'assaillant "a vu mon fils qui était debout, il lui a donné une balle au thorax (...) Le dernier mot qu'il (Aymen) m'a dit c'est papa j'ai mal", a confié le père, qui a vu son fils mourir dans ses bras.

"On s'est dit que c'était des balles à blanc pour jouer là (...) Mais non c'était une vraie balle", a également relaté le père, sur BFM TV.

L'enquête est en cours pour déterminer les motifs qui ont conduits à la mort d'Aymen. Les deux frères, âgés de 17 et 27 ans qui se sont présentés spontanément à la police sont toujours en garde à vue pour assassinat. 

La famille de la victime envisage une marche blanche pour rendre un dernier hommage à Aymen samedi prochain le 6 mars. Ses obsèques devraient avoir lieu en Algérie.

           

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