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Aux prud'hommes de Bobigny, une affaire de discrimination pour "barbe trop longue"

Quatre anciens agents de sûreté d'Orly étaient devant les prud'hommes à Bobigny. Ils contestent leurs licenciements et accusent leur employeur de discrimination religieuse.
Licenciés pour une barbe un poil trop longue… C’est ce qui est arrivé à quatre salariés de l’entreprise Securitas au lendemain des attentats de novembre 2015. Employés comme agents de sûreté en zone réservée à l’aéroport d’Orly, ils étaient chargés de contrôler bagages et voyageurs avant l’embarquement.

Ce que l'on tolère avant le 13 novembre sur l'aéroport, on ne le tolère plus après

Aujourd’hui, les ex-employés de l'entreprise accusent Securitas de discrimination. Leur avocat dénonce la stigmatisation liées à leurs convictions religieuses.
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Bobigny : un procès pour discrimination, pour "barbe trop longue"
"Ce que l'on tolère avant le 13 novembre sur l'aéroport, on ne le tolère plus après. Il faut savoir que ce sont des agents de sûreté ; il y a un double agrément : celui du procureur de la République, et celui du préfet", explique Eric Moutet, avocat anciens salariés de Securitas.

Règlement intérieur

L’entreprise Securitas n’a pas souhaité s’exprimer devant notre caméra mais se défend de toute forme discrimination... Précisant qu’elle ne connaît en aucun cas la religion de ses salariés.

L'entreprise estime que ses anciens employés n’ont pas respecté le règlement intérieur qui interdit le port de la barbe, d’un bouc ou d’une moustache trop longs. Le conseil de prud'hommes de Bobigny devrait se prononcer d'ici quelques semaines.
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