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Hidalgo, Macron, pollution à Paris... Razzy Hammadi était dans Dimanche en politique

Le député de Seine-Saint-Denis, porte-parole du Parti socialiste, Razzy Hammadi, était l'invité de Dimanche en politique le 15 janvier 2017. A une semaine de la primaire de la "Belle alliance populaire", l'élu parle d'Emmanuel Macron, d'Anne Hidalgo et de piétonnisation des voies sur berges à Paris.
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Le député de Seine-Saint-Denis, porte-parole du Parti socialiste, Razzy Hammadi, était l'invité de Dimanche en politique le 15 janvier 2017. A une semaine de la primaire de la "Belle alliance populaire", l'élu parle d'Emmanuel Macron, d'Anne Hidalgo et de piétonnisation des voies sur berges à Paris. Ce qu'il faut retenir de l'émission...

# Le choix... de ne pas choisir

Porte-parole du parti socialiste, Razzy Hammadi a choisi de ne pas prendre parti dans la primaire : « Il serait quand-même à la fois injuste et déloyal vis-à-vis de l’esprit de la primaire que d’avoir un porte-parole du Parti socialiste, qui dirait moi j’ai choisi untel, et qui aille le défendre sur les plateaux télés. »

Le député de Seine-Saint-Denis reconnaît toutefois qu’il aurait soutenu François Hollande si ce dernier avait été candidat « parce qu’il y avait une logique institutionnelle ».

# Bilan de Hollande : "Une injustice terrible"

Razzy Hammadi défend le bilan du quinquennat : « Il y a une injustice terrible, parce que évidemment on peut dire il n’y a pas eu assez de bonne communication. En même temps, c’était compliqué lorsqu’il fallait défendre ce que l’on faisait mais que nos propres camarades passaient quelques uns d’entre eux (…) leur temps à critiquer leur propre camp, c’est difficile ce défendre ce que nous faisions. Je pense qu’il sera regretté sur un certain nombre de mesures. »

# Les petites phrases (d'Anne Hidalgo)

Invité à réagir sur les propos très critiques d’Anne Hidalgo cette semaine dans le journal Le Monde ("Il y a trois personnes responsables de l’immense gâchis du quinquennat : Hollande, Valls et Macron"), Razzy Hammadi assure qu’il ne participera pas « à ce que peut-être les générations précédentes ont trop fait à gauche, c'est-à-dire la petite phrase, la division. »

« Un peu de cœur, un peu de dignité », appelle-t-il. « Soyons à la hauteur, exprimons-nous politiquement, c’est bien son droit à Anne Hidalgo, mais la situation à laquelle nous sommes confrontés est historique, donc soyons à la hauteur de l’histoire. »

# Un soutien de Hollande à Macron ?

Sur un possiblement soutien de François Hollande à Emmanuel Macron, évoqué par un proche du Président dans le Journal du Dimanche, Razzy Hammadi juge « cette information assez fantaisiste, et pour avoir passé les dernières heures avec le président de la République, je peux vous confier qu’elle ne repose sur aucun fondement, bien au contraire. »

Sur le ralliement possible de responsables socialistes derrière Emmanuel Macron, il admet : « Ce risque existe, il est évident. »

# Le soir du second tour de la primaire

Mais il rappelle la règle : « Celui qui sera désigné devra être soutenu par tous les autres. C’est le principe. Ils ont signé, ils se sont engagés. Celui ou celle qui ne le ferait pas serait dûrement jugé non seulement par l’histoire, mais aussi à l’aune du minimum d’éthique et d’honnêteté qu’on attend de nos responsables politiques. »

Mais il prévient aussi, envisageant l’hypothèse d’une victoire de Benoît Hamon ou d’Arnaud Montebourg : « Il est compliqué de rassembler si tous les quatre matins le candidat issu de la primaire n’a pas de mots assez durs contre le bilan. On peut le critiquer, on peut l’amender, on peut le nuancer, mais si tous les matins, celui qui est désigné critique et attaque le bilan de François Hollande, ça va être difficile de rassembler. »
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