Leonarda: accrochage avec la police devant un lycée bloqué en Seine-Saint-Denis

Un lycéen, qui bloquait l'entrée d'un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour demander l'arrêt des expulsions de jeunes étrangers scolarisés, a dû être transporté jeudi à l'hôpital après avoir été aspergé de gaz lacrymogène par la police.
 

Selon la préfecture, vers 07h30, des policiers ont retiré des barrières placées devant le lycée Auguste-Blanqui car leur "position (avait) été jugée dangereuse". "Lors de cette manœuvre, un groupe de 10 élèves s'est approché de l'équipage de police et l'un d'eux a agrippé un des policiers, qui, pour se dégager et disperser le groupe, a utilisé son aérosol lacrymogène à une reprise", a-t-elle ajouté. "Trois élèves ayant été incommodés par le produit lacrymogène, les sapeurs-pompiers ont été immédiatement appelés afin de procéder à l'examen des personnes présentes dans le groupe. Seul un jeune homme, âgé de 16 ans, a été transporté à l'hôpital Bichat pour un lavage complet du visage", a-t-elle précisé.

Le jeune homme de 16 ans, Erwan, a affirmé avoir été "balayé et mis à terre" par les policiers, et récuse toute tentative des lycéens d'agripper un policier. "On n'a rien fait du tout" face aux policiers, a-t-il déclaré. Il ne compte pas porter plainte "pour ne pas avoir d'ennuis supplémentaires", a-t-il ajouté.

Pour protester contre cette intervention policière, "la plupart des enseignants ont débrayé" au lycée Auguste-Blanqui jeudi matin, a précisé Sophie Mazet, la professeure principale de certains des élèves qui participaient au blocage.
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